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Valorisation du coton béninois : Les prouesses et insuffisances de l’or blanc exposées

Depuis le vendredi 1er octobre 2021, le Bénin célèbre la 2e édition du Mois du Consommons Local. Dans ce cadre et pour commémorer la 3e Journée mondiale du coton, un panel sur le premier produit d’exportation du Bénin est animé par la ministre de l’Industrie et du Commerce et son collègue en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. « Variétés et usage du coton béninois, performances depuis 2016, débouchés et perspectives… ». Voilà les principaux aspects abordés par les acteurs du coton au cours du panel « Le coton sous toutes ses formes » organisé ce jeudi 07 octobre 2021 à la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB).

Conjointement animé par Alimatou Shadiya ASSOUMAN et Gaston Cossi DOSSOUHOUI, respectivement ministre de l’Industrie et du Commerce et ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, ce panel a permis aux participants de se rendre compte des prouesses réalisées par le coton béninois, mais aussi de ses promesses et difficultés.

Pour le ministre DOSSOUHOUI, le coton est la locomotive qui tire le Bénin sur la voie du développement. Et sa progression depuis 2015 dans le sens du rendement n’est pas hasardeuse. Elle résulte d’une organisation cohérente et méthodique tant au niveau de l’Etat central que de l’interprofession. En ce qui concerne les usages du coton, on retient qu’en dehors de la fibre, ses graines, coques, tourteaux, huiles, tiges, déchets …etc., sont autant de produits exploités sur le coton, dit-il. Toutefois, le maillon faible de la chaîne reste la faible industrialisation qui contraint à l’exportation d’une grosse part de la production. Ce qui n’offre pas une grande marge de plus-values.

Dans son intervention, la ministre de l’Industrie et du Commerce a rassuré que le gouvernement du Président Patrice TALON travaille résolument à la mise en place d’un outil industriel avec une chaîne de valeurs rémunératrice. Car, un accompagnement conséquent est disponible pour les industriels qui veulent s’installer au Bénin. La Zone industrielle de Glo-Djigbé en construction étant un bel exemple.

 

Atténuer la concurrence déloyale

LNB

Si Constant ADONON de « Territoires tissés » a souhaité que les artisans soient véritablement consultés avant l’installation au Bénin des entreprises de filature de coton, Roland RIBOUX de Fludor-Bénin a confirmé que les huiles à base de graines de coton produites au Bénin se vendent bien à l’export. Ce qui augure d’une belle ère de prospérité pour le coton béninois. Le gouvernement envisageant atteindre la barre de 800.000 tonnes pour la campagne en cours. Dès lors, il pourra conserver sa place de premier producteur africain de coton. En 2015, la moisson était en deçà de 300.000 tonnes.

Mais avant et dans le cadre de la célébration de la 3e Journée Mondiale du Coton (JMC), la ministre de l’Industrie et du Commerce a rappelé l’importance de célébrer ce produit pour son poids économique et social dans notre pays et ceux du C-4 que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad. Car, il « contribue à la réduction de la pauvreté, à la satisfaction des besoins d’éducation, de soins de santé, à la garantie de la paix, de la dignité, de la prospérité… ». Tout ceci participant à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). Selon la ministre ASSOUMAN, les pays du C-4, les autres pays africains producteurs de coton et les pays les moins avancés travaillent à ce que la concurrence soit moins déloyale du fait des soutiens que les pays développés apportent à leurs producteurs. Ce qui crée des distorsions à la production et à l’exportation du coton. Elle a souhaité que la 12e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du coton (OMC) prévue pour le mois de décembre prochain apporte « un résultat substantiel, concret et mesurable pour le bonheur de plusieurs milliers de producteurs et des autres acteurs qui vivent du coton… ».

Madame Alimatou Shadiya ASSOUMAN a remercié les partenaires techniques et financiers qui accompagnent les pays du C-4, et les invite au financement de la « Route du Coton », un programme intégrateur initié par le C-4. Elle n’a pas manqué de souligner le choix du gouvernement béninois qui porte, entre autres, sur le développement de l’industrie textile. Ce qui vise à améliorer les résultats dans la chaîne de valeurs du coton, et à bonifier les valeurs non encore révélées des sous-produits du coton.

Rappelons que la 2e édition du Mois du Consommons Local prend fin le 31 octobre 2021. Au cours ce mois, des dégustations de mets locaux, des expositions tournantes dans les supermarchés, des expositions d’innovations, des foodtrucks dans des établissements d’enseignement …etc. seront organisés.

Source : gouv.bj

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