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L’éphéméride de l’Espoir : Le Général Charles de Gaulle

Né le 22 novembre 1890 à Lille, Charles de Gaulle est un militaire, homme d’état et écrivain français. Stratège, résistant, il est également l’instigateur de la Cinquième République française et son premier Président. Il reste aujourd’hui un symbole fort de l’Etat en France. Issu d’une famille de juriste parisien, catholique, Charles de Gaulle grandit à Paris, avec ses 4 frères et sœurs. Il est élevé dans une culture de la grandeur nationale et choisit très tôt la carrière militaire, et entre à l’Ecole Militaire de Saint-Cyr 1908. Il en sort diplômé en 1912 et rejoint l’infanterie au sein du 33ème régiment d’Arras, sous les ordres du colonel Pétain. Il sera lieutenant en 1913 puis capitaine en 1915. Lors de la Première guerre mondiale, il fait preuve de courage et d’intelligence. Blessée à plusieurs reprises, il est finalement fait prisonnier près de Verdun en 1916. Après plusieurs transits dans différents et de nombreuses tentatives d’évasion manquées, il est finalement libéré à l’armistice le 11 novembre 1918. Pendant l’entre-deux-guerres, il poursuit sa carrière militaire, sous la protection de Pétain. Il obtient un poste auprès de l’armée polonaise autonome, et y restera jusqu’à la victoire polonaise sur les russe en 1921. Il profite de cette période pour étudier les techniques de guerre de mouvement, notamment grâce à l’utilisation des blindés. De retour en France, il se marie la même année. Il entre à l’Ecole supérieure de guerre en 1922. Il se fait remarquer car en conflit avec les doctrines de ses supérieurs : il conteste leurs visions stratégiques. En 1925, finalement, il est détaché à l’état-major du Général Pétain, et officie comme conférencier. Après une affection à Trèves (1927-1932) et plusieurs missions en tant que chef de bataillon en Syrie, il est affecté, grâce à l’appui du maréchal Pétain au secrétariat général de la Défense nationale. Il est temps pour lui de s’initier aux affaires d’ l’Etat. Il développe, pendant ces années, ses théories militaires et publie notamment Le Fil de l’épée et Vers l’armée de métier. Il théorise la nécessité pour la France d’avoir une stratégie à la fois politique et militaire, prône la création d’une armée de métier pour accompagner la conscription, milite pour le développement d’une armée mobile et non d’une unique stratégie de défense fortifiée. Ses idées ne trouvent que peu d’echos en France, mais sont très remarquées en Angleterre (chez Liddel Hart par exemple) et en Allemagne, où Guderian est déjà en train de créer la force mécanique allemande. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, de Gaulle est colonel et commande le 507ème régiment de chars de combat à Metz. En mai 1940, il reçoit le commandement de la plus importante unité blindé française, et reçoit pour mission de retarder l’avancée de l’ennemi pour gagner le temps nécessaire au positionnement de la 6ème armée chargée de barrée la route vers Paris. Malgré quelques succès, l’armée française ne parvient pas à endiguer l’avancée des allemands. Convoqué par Paul Raynaud, il entre au gouvernement le 6 juin comme sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense Nationale. Il occupe ce poste jusqu’au 17 juin, jour de son départ pour Londres, lorsque Pétain demande l’armistice à l’armée Allemande. Il lancera, depuis Radio Londres, l’appel du 18 juin, demandant aux Français de poursuivre la guerre, consacrant ainsi, pour certains, de Gaulle comme « Père de la Résistance ». Déchu de la nationalité française, accusé de trahison et condamné à la peine de mort par l’Etat français, ainsi commence l’exil de De Gaulle. Depuis Londres, il fonde et dirige en 1940 les Forces de la France libres, plus tard la France combattante (qui intègre la Résistance intérieure). Jusqu’en 1943, il tente de rallier les colonies françaises à sa cause, mais se heurte à l’armée Française de Vichy (bataille de Dakar 1940). Il lui faut attendre 1943 pour obtenir la reconnaissance des gouvernements : De Gaulle devient petit à petit le seul représentant légal de la France. Il rejoint Alger en 1943 et rallie à la France Combattante, l’armée d’Afrique. Il compose une fore de 1 300 000 hommes, et combat au côté des alliées. Après le débarquement, il revient en France le 14 juin et prononce le discours de Bayeux, pour rétablir rapidement l’autorité d’un gouvernement national. Le 25 août, il se réinstalle à Paris, dans son ancien bureau du ministère de la guerre. Il devient en septembre, président du gouvernement d’unité nationale. Il démissionne en 1946 sur un désaccord avec l’assemblée constituante, estimant tout de même avoir accompli sa mission : libérer le territoire, restaurer la République, organiser des élections libres et démocratiques et entreprendre la modernisation de l’économie et de la société française. Malgré la formation du RPF en 1947, il vit une traversée du désert politique, durant laquelle il écrira ses Mémoires de guerre. Il est rappelé par le président de la République René Coty le 29 mai 1958 afin de sortir la France de la grave crise qu’elle connait depuis 1954 et l’insurrection de l’Algérie. Il devient ainsi le dernier président du conseil de la IVème République. Il élabore une nouvelle constitution qui est adoptée par référendum le 28 septembre 1958. Il est élu président de la République en décembre. Après de multiples conflits, attentat et actes de guerre, la France et l’Algérie parviennent à signer les accords d’Evian (mars 1962), consacrant l’indépendance de l’Algérie. De Gaulle se concentre alors sur le renforcement de la position française, sur le plan international notamment : développement de l’arme atomique, retrait de l’OTAN (mais la France reste tout de même membre de l’Alliance atlantique), adhésion à la CEE et recherche d’une troisième voie, qui ne serait ni soumise à l’impérialisme américain, ni sous le joug communiste de l’URSS. Il est réélu en 1965 au second tour face à François Mitterrand. En 1969, après le rejet de sa proposition de régionalisation et de réforme du Sénat, il démissionne et se retire de la vie politique à Colombey-les-Deux-Eglises. Il y poursuit la rédaction de ses Mémoires jusqu’à son décès le 9 novembre 1970 chez lui à Colombey à l’âge de 79 ans.

Flora HOUNSOUNOU

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