<< Ceux et celles qui sont appelés à servir dans les communes à statut particulier, nous avons considéré qu’ils doivent être les plus méritants. Ce sont ceux qui ont eu au minimum 15/20 c’est-à-dire 75/100 et c’est au sein de ce groupe que pour les femmes on a rabaissé un peu la note. C’était de 14/20. Il y en avait 9. Elles ont été tirées. Après nous sommes descendus d’un cran à 12 de moyenne pour les deux groupes. Donc ceux et celles qui ont plus de 12 ont pu servir dans les communes à statut intermédiaire >>, a éclairé Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale. Assertion assez claire pour mieux comprendre les modalités ayant abouti à mettre tel à un endroit A et l’autre à un autre endroit B ou C.
À entendre les explications du ministre, c’est déjà au moment de la phase de composition et de test aux candidats que cet aspect a été résolu. Ce sont les plus travailleurs, ayant reçu une note plus de 15 /20 après les tests subis, que les déclarés admis ont été mis dans un lot de mérite, et tirés au sort par la suite, dans le cadre du processus. Il y a donc eu un classement des admis dans des lots de mérite, selon les notes que chaque candidat admis aurait obtenu. Alors, le lot de ceux qui ont été sélectionnés pour aller travailler dans les communes à statuts particuliers par exemple, n’a pas été fait au hasard. Tout a été déjà préparé dès le départ, par ordre de mérite, malgré qu’il y ait eu tirage au sort.
<< Nous avons considéré qu’ils doivent être les plus méritants >>, a déclaré Abdoulaye Bio Tchané. Par conséquent, c’est les agents qui ont très bien travaillé et méritants, qui ont tout simplement été privilégiés pour la sélection dans les communes à statut particulier. D’où, leur salaire est d’autant plus élevé que les autres, classés dans les autres communes. Même scénario pour les moins de 15 /20 avec pour retombée, la sélection de ces agents dans des Communes à statuts intermédiaires ou ordinaires. D’après lui, les candidats les plus méritants ont bel et bien été reconnus dans cet exercice de tirage au sort. Il y avait en tout 925 candidats à l’assaut de 331 postes. A la faveur de la discrimination positive, il a été réservé à la gent féminine le tiers des postes, et malgré cela, toutes les candidates n’ont pas pu s’insérer dans les groupes techniques de travail des Secrétaires exécutifs.
C’est dans le cadre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation, dans l’objectif de rendre la Gouvernance locale des collectivités territoriales, davantage bénéfique aux populations à la base, afin qu’elles jouissent effectivement de cette Gouvernance, que les cadres administratifs et techniques admis au fichier national des mairies vont faire valoir leur compétence aux côtés des Maires. Ces derniers, à travers un processus bien mûri et défini, ont été tirés au sort. Il y a d’abord eu les Secrétaires Exécutifs (SE) puis ensuite les autres cadres Administratifs et Techniques.
Pour ces derniers, l’exercice s’est déroulé le vendredi 15 avril 2022, à Cotonou. C’est d’ailleurs les nouveaux SE, tirés au sort, qui ont eu le privilège de tirer à leur tour, au sort ces différents cadres Administratifs et Techniques des autres fonctions des mairies.
Aristocrate Goussikinde.
