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Cours régional francophone sur le Patrimoine : les experts renforcés à l’EPA

 

Fin du 7eme cours régional francophone de renforcement des capacités des professionnels sur les propositions d’inscription au patrimoine mondial organisé par l’Ecole  du patrimoine africain avec l’appui du Fonds pour le Patrimoine Mondial Africain et du gouvernement béninois à travers le Ministère en charge du tourisme, de la culture et des arts.

Durant 20 jours, les participants venus du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso, de la Centrafrique, du Togo, du Cameroun, du Sénégal et du Bénin ont été formés sur comment monter leurs dossiers d’inscription de biens culturels au patrimoine mondial.

En procédant à la clôture de cette formation qui a tenu toutes ses promesses, M. Jacques Aguia Daho, représentant le Ministre Jean-Michel Abimbola et qui avait à ses côtés le Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, M. Maxime Da Cruz, le Directeur du Patrimoine Culturel et le Représentant du Préfet de l’Ouémé n’a pas du tout caché sa satisfaction au vu des résultats enregistrés.

« En se portant candidat pour abriter cette édition, le Bénin, mon pays entendait juste, et en toute logique, contribuer au débat sur la problématique de l’amélioration de la présence quantitative des pays africains sur la Liste du patrimoine mondial », a-t-il dit. « En voyant la liste et la qualité des experts et personnes ressources sollicités, j’étais rassuré de l’heureuse issue de cette formation. Pendant un peu plus de deux semaines, vous avez tourné et retourné, tels des billons, les neuf champs d’information qui composent un dossier d’inscription. Aussi, les deux sorties pédagogiques sur le site des palais royaux d’Abomey et dans une partie de la Basse vallée de l’Ouémé, vous ont-ils permis de construire vos compétences pour les représentants que vous représentez. J’attends donc que chacun des dossiers ici étudiés soit porté jusqu’à l’inscription tant souhaitée », a ajouté le Représentant du Ministre Abimbola qui a demandé aux participants de se considérer désormais les nouveaux Ambassadeurs du patrimoine africain.

LNB

Le Professeur Maxime Da Cruz, Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi est allé dans le même sens. Il a en effet souhaité que la suite de cette formation se matérialise à travers la qualité des dossiers qui seront soumis pour l’inscription au patrimoine mondial. « L’Afrique a beaucoup de choses à offrir. Mais malheureusement, nous n’arrivons pas toujours à faire les actions nécessaires pour en inscrire au maximum. Nous avons du potentiel. Nous sommes riches en patrimoine. Ayons confiance en nous-mêmes. Battons-nous pour que les gens nous connaissent tels que nous sommes et surtout qu’ils soient obligés de nous respecter et que le respect se mérite ». Tel est l’appel lancé par le Professeur Da  Cruz aux participants qui sont partis avec des attestations et pleins de projets en tête.

Pour le Dr Franck Ogou, Directeur de l’EPA, il ne reste qu’à espérer que les participants à ce 7e cours mettent en pratique tous les enseignements reçus afin que les dossiers que leurs pays respectifs vont proposer soient de bonne qualité. Le reste de son intervention a été des mots de remerciement à l’endroit de tous les partenaires qui ont soutenu ce 7e cours. Il s’agit du Fonds pour le Patrimoine Mondial Africain-FPMA, du Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels-ICCROM, du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts du Bénin, du Centre du Patrimoine mondial-Cpm, des organes consultatifs de l’UNESCO (UINCN et ICOMOS) et du financement du Ministère norvégien  des affaires étrangères.

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