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« C’est un procès en charlatanisme contre mon client », l’avocat de Léhady Soglo

Condamné à 10 ans de prison ferme par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), l’ex-édile de Cotonou, Léhady Soglo, a été relaxé pour les faits de détournement de deniers publics. Une décision que son avocat juge absurde. 

La décision de sa condamnation a fait le tour des médias du pays, ce mercredi 1er juillet 2020. L’ancien maire de Cotonou, Léhady Soglo, est condamné à 10 ans de prison avec, en bonus, un mandat d’arrêt décerné contre sa personne.

Joint par la radio internationale RFI, son avocat, Me Alfred Bocovo, apprécie cette décision, rendue par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Pour l’avocat-conseil, cette décision de la cour spéciale semble être dictée.

« D’ailleurs, ils n’ont pas eu d’autre choix que d’infliger des peines lourdes à ces personnes qui sont poursuivies. C’est un acharnement politique. C’est une chasse aux sorcières. Je dirais même que c’est un procès en charlatanisme contre mon client », martèle l’homme de droit, aux confrères de RFI.

A l’en croire, la décision, rendue par cette juridiction, est simplement absurde. « C’était dans une logique politique d’exclusion, d’élimination d’un homme politique et par des affaires politiques qui sont vides.« , laisse-t-il entendre.

LNB

La CRIET remercié tout de même

L’avocat-conseil de Léhady Soglo n’a pas fait que dénoncer la décision, rendue par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Il a également remercié cette juridiction, qui a tout de même innocenté toutes les personnes impliquées dans ce dossier à l’exception de son client.

« Je dois, en réalité, féliciter la Criet pour la lucidité qu’elle a eue, en relaxant, purement et simplement, toutes les personnes, qui sont accusées et qui sont poursuivies devant elle, pour toutes les infractions qui leur sont reprochées, à l’exception de mon client, Monsieur Soglo. », affirme-t-il, presque ironiquement.

Révoqué de sa fonction de maire, pour faute lourde, et poursuivi pour des soupçons de malversations financières, Léhady Soglo s’est exilé à Paris, depuis 2017. Il était donc absent au procès, qui a conduit à sa condamnation à 10 ans de prison ferme.

 

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