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Bénin-Législatives 2019 : Le Garde des Sceaux rassure de la tenue des élections même sans l’opposition

Reçu dans l’édition Afrique de RFI, le Garde des Sceaux, le Ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Maxime Quenum rassure de la tenue des élections législatives malgré l’absence de l’opposition. Interviewé sur la situation qui prévaut actuellement au Bénin, il souligne que ” L’Assemblée Nationale a voté des lois qui ont induit une réforme à la fois du système partisan et du code électoral”. Lesdites lois selon le Garde des sceaux, exigent des partis politiques un certain nombre de formalités.

Selon lui, ” ceux qui ont pu répondre à ces formalités iront aux élections”. Il indique que ” Nous avons des lois qui sont très claires et je crois plutôt que nous sommes là en présence d’un syndrome lacunaire. Les anciens partis se conforment aux dispositions de la nouvelle loi et un délai a été prévu pour cela “. Pour lui, “S’il y a un certain nombre d’obligations qui découlent de la loi, il faut les remplir”.

Aussi dira-t-il “Je partage le constat du Président de la République qui a déclaré que les élections sans les partis politiques de l’opposition n’honorent pas le Bénin. Je crois que nous devons saluer l’initiative du Président de la République de demander à tous les partis de faire en sorte que tout le monde y soit. C’est à dire de prendre toutes les initiatives, législatives voire constitutionnelles”.

Séverin Quenum pense que la balle se trouve désormais dans le camp de ceux qui veulent aller effectivement aux législatives du 28 avril 2019. ” Il y a donc une voie de sortie de crise prônée par le chef de l’État, mais je ne vois pas tous les autres saisir la balle au bond. Je suis Ministre en charge des relations avec les autres institutions et je n’ai pas encore vu de propositions concrètes ou un projet ou une proposition de loi quelconque destinée à trouver une solution”, affirme le Ministre.

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Il indique que ” C’est une incongruité de mon point de vue de parler de gel des réformes. Lorsqu’on fait une réforme, on doit aller de l’avant. On ne fait pas une réforme pour y renoncer. Ces réformes ont été votées par l’Assemblée nationale. Aujourd’hui je ne vois pas pourquoi il faut les remettre en cause parce qu’il aurait certains partis qui seraient en retard”. Le ministre explique qu’il s’agit ici d’un retard. “Ce dont il est question, c’est un retard, c’est une lenteur. À la limite, c’est de l’incurie. Repêcher des partis de l’opposition constitue une solution politique et la décision appartient aux politiques et à l’institution la plus politique qui est l’Assemblée nationale. Voilà donc pourquoi le Président de la République a souhaité que le Président de l’Assemblée nationale prenne le lead pour proposer assez rapidement une solution qui ne passe pas forcément par le gel des réformes”, fait-il savoir.

Selon le Ministre, ” C’est relatif de penser que l’image du Bénin est entachée. L’essentiel est qu’il y ait une élection transparente. À partir de ce moment, si certains par leur propre lenteur, par leur propre négligence n’ont pas pu se présenter, je ne crois pas que ça entacherait le processus. Parce que ce qu’il faut regarder, c’est le processus tel qu’il a été mené du début jusqu’à la fin et non pas ces petits ratés qui sont imputables à ceux-là mêmes. Si ces partis politiques choisissent de ne pas aller aux élections, à partir de ce moment ce sera un choix clair. Ce serait une première depuis 1990 mais un choix clair de ces partis de ne pas participer aux élections “.

Pour M. Quenum, ce n’est pas une obligation pour les partis de l’opposition d’aller aux élections. Car, il se demande ” Est qu’il faut absolument que les partis politiques d’opposition présidés par les personnalités dont vous venez de citer les noms à savoir, Boni YAYI, Nicephore SOGLO et Sébastien AJAVON, aillent nécessairement aux élections pour que notre élection soit crédible ? Il n’y a pas exclusion de certains partis. Il y a de mon point de vue une incapacité de certains partis à pouvoir candidater”.

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Un commentaire

  1. la seule porte de sortie de cette crise pré électorale au benin n’est rien d’autre que la guerre civile.Qu’on le veule ou pas elle est incontournable et irréversible puis que nous l’avons vôtée

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