SUITE AU DÉCÈS DE SEFOU FAGBOHOUN : VIBRANT HOMMAGE DE L’ANCIEN PRÉFET MOUKARAM BADAROU

La classe politique et le monde des affaires béninois sont plongés dans la consternation suite au décès de l’Honorable Séfou Ladikpò Fagbohoun, survenu ce samedi 22 août 2026 à l’âge de 80 ans. Dans un vibrant hommage rendu public, l’ancien Préfet de l’Ouémé et du Plateau, Moukaram Badarou, a exprimé sa profonde tristesse face à la perte de cette figure emblématique et patriarche de l’histoire contemporaine du pays. Alors que le programme officiel des obsèques et de l’inhumation de l’ancien député et président du Mouvement africain pour le développement et le progrès (MADEP) reste à définir par sa famille et les autorités, sa disparition suscite déjà une immense vague d’émotion à travers toute la nation, en particulier dans sa commune natale d’Adja-Ouèrè et dans le Grand Ouémé.

L’ancien préfet qualifie l’illustre disparu d’homme de conviction engagé pour les bonnes causes et passionné par le développement. Évoquant les luttes communes menées au sein de l’Union fait la Nation et de la coalition historique des G4 et F, qui regroupait le PRD, la RB, le PSD, le MADEP et Force Clé, il a rappelé la résilience et la force de caractère d’un homme qui savait encourager ses pairs dans les moments les plus complexes de l’histoire électorale du pays, notamment lors des présidentielles de 2011. Séfou Fagbohoun laisse derrière lui le souvenir impérissable d’un leader républicain au leadership avéré.

Au-delà des clivages partisans, Séfou Fagbohoun s’est distingué par sa grandeur d’esprit et sa vision purement républicaine de la gouvernance. Le témoignage de Moukaram Badarou met en lumière une anecdote téléphonique mémorable : au lendemain de sa nomination par le président Boni Yayi, le patriarche Fagbohoun l’avait personnellement félicité, saluant une excellente décision de l’exécutif malgré les vives divergences politiques qui l’opposaient au chef de l’État de l’époque. Cette disparition marque la fin d’une époque politique et laisse un grand vide au sein du paysage institutionnel, alors que le peuple béninois tout entier s’apprête à entrer dans une période de recueillement national en attendant le dernier hommage qui sera rendu à ce grand serviteur de la République.

 

Marie-Immaculée VODOUNSI

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