LA COTE D’IVOIRE
À l’occasion de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, le Président Alassane Ouattara est réélu pour un quatrième mandat.
Il est réélu avec 89,77 % des suffrages pour mener un quatrième mandat, lundi 27 octobre, a annoncé le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Koulibaly-Kuibiert.
Le Président ivoirien Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat, a voté lors de l’élection présidentielle dans un bureau de vote du lycée Saint-Marie de Cocody à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le 25 octobre 2025.
À la suite des résultats, Simone Ehivet Gbagbo, candidate elle aussi, a donné de la voix :
« Je prends acte de ces résultats, tout en gardant au plus profond de moi la conviction que le combat que nous avons mené ensemble n’a pas été vain ».
Le Front commun qui regroupe le PDCI et le PPACI a dénoncé dimanche soir, une « communauté internationale restée silencieuse » et un régime « qui a érigé la répression et la peur (…) en stratégie électorale ». Ils dénient d’ores et déjà « toute légitimité » à Alassane Ouattara et ont réclamé de nouvelles élections.
Près de 44.000 membres des forces de l’ordre étaient déployés sur tout le territoire et le pouvoir avait interdit les manifestations du Front commun en octobre, procédant à des centaines d’arrestations pour troubles à l’ordre public notamment.
Quatre adversaires étaient toutefois en lice, mais aucun n’avait le soutien d’un important parti.
La participation, qui s’élève à 50,1%, est le reflet du désintérêt pour le scrutin d’une partie des 8,7 millions d’Ivoiriens appelés aux urnes samedi.
Les zones du sud et de l’ouest, où l’opposition est historiquement forte, ont particulièrement boudé l’élection, en l’absence de l’ex-président Laurent Gbagbo et du banquier international Tidjane Thiam, leaders du PPA-CI et du PDCI.
Ces derniers, qui n’avaient donné aucun mot d’ordre avant le scrutin, étaient exclus du vote en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale et le second pour des questions de nationalité.
La commune abidjanaise de Yopougon, qui fut un fief de M. Gbagbo, a par exemple enregistré une participation de 31%. Mais là-bas comme dans tous les départements du pays, ceux qui se sont déplacés ont placé « ADO » largement en tête, avec 86,6% des voix.
En revanche, dans le nord, région dominée par l’ethnie malinké de M. Ouattara, le Président a fait carton plein, avec parfois des scores dépassant 99% comme dans la localité de Kong, un de ses bastions, et une participation au-delà de 90%.
Du côté du parti au pouvoir, on souligne que la participation est similaire à celles de 2015 et 2020 où M. Ouattara, avait déjà été réélu sur des scores fleuves, là aussi sans opposant majeur.
Les résultats par candidats, selon les résultats provisoires donnés par la Commission électorale indépendante :
Alassane Ouattara : 89,77 %
Simone Ehivet Gbagbo : 2,42 %
Jean Louis Billon : 3,09 %
Ahoua Don Mello : 1,97 %
Henriette Lagou : 1,15 %
16H34ANNONCE
Alassane Ouattara est réélu Président de la République pour un quatrième mandat
Le président sortant, Alassane Ouattara, a donc été élu avec 89,77 % des suffrages pour mener un quatrième mandat, lundi 27 octobre, a annoncé le Président de la Commission électorale indépendante, Ibrahime Koulibaly-Kuibiert. Une victoire écrasante pour l’homme âgé de 83 ans après un scrutin qui s’est déroulé dans le calme.
Près de neuf millions d’électeurs étaient convoqués aux urnes, samedi, dans ce pays qui résiste aux putschs et attaques jihadistes secouant la région.
LE CAMEROUN
Le Président camerounais sortant, Paul Biya, agé de 92 ans et au pouvoir depuis 1982, a été réélu pour un huitième mandat avec 53,66 % des suffrages, selon les résultats officiels proclamés lundi par le Conseil constitutionnel. Son principal rival, Issa Tchiroma Bakary, rejette cette annonce et revendique la victoire avec 54,8 % des voix selon ses propres comptages, après avoir appelé la veille à des manifestations pacifiques dans plusieurs villes du pays. Peu après la proclamation des résultats, Issa Tchiroma a dénoncé depuis son domicile à Garoua des tirs visant des civils campant devant sa résidence, affirmant que « L’assaut est lancé ». L’opposant avait déjà alerté sur des menaces contre sa sécurité et appelé ses partisans à la vigilance dans les jours précédents. En réaction, le gouvernement, par la voix du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, a fermement condamné les incidents. Le ministre a mis en garde contre un « plan de déstabilisation » du pays, accusant l’opposition de tentatives d’attentats et de diffusion de « faux résultats électoraux » pour semer la panique et discréditer les institutions. Suite à ces troubles, plusieurs arrestations ont été effectuées à Garoua et Yaoundé, et une enquête est actuellement en cours.
Mesmin Afanou
