À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, plusieurs incidents viennent déjà ternir l’image de ce qui devrait être la plus grande fête du football mondial.
Dans un contexte géopolitique marqué par les tensions persistantes au Moyen-Orient et la confrontation entre Washington et Téhéran, des problèmes diplomatiques et sécuritaires se multiplient. Le capitaine irakien Ayman Hussein a notamment été retenu plusieurs heures à l’aéroport américain, tandis que le photographe de la sélection irakienne et un arbitre somalien se sont vu refuser l’entrée sur le territoire américain.
La situation de l’Iran suscite également des interrogations. La sélection iranienne disputera ses rencontres aux États-Unis mais devra quitter le pays après chaque match, une mesure exceptionnelle qui illustre le poids de la géopolitique sur la compétition.
Sur le plan organisationnel, la Suisse a dénoncé la présence de serpents venimeux près de son camp d’entraînement, alors que le Japon s’est plaint de la qualité de ses installations. Plus inquiétant encore, des coups de feu ont été signalés à proximité du site d’entraînement de l’Angleterre.
À ces préoccupations s’ajoutent les aléas climatiques. Plusieurs matchs de préparation ont déjà été perturbés ou interrompus par des conditions météorologiques défavorables, faisant craindre des scénarios similaires pendant le tournoi.
Avant même le premier coup de sifflet, le Mondial 2026 apparaît déjà comme un défi autant diplomatique et sécuritaire que sportif. La FIFA et les pays hôtes sont désormais attendus sur leur capacité à garantir une compétition sereine dans un environnement international particulièrement fragile.
Mesmin AFANOU
