Le gouvernement renforce les infrastructures éducatives et sanitaires.
Le gouvernement béninois franchit une nouvelle étape dans sa politique de développement du capital humain.
Réuni en Conseil des ministres le mercredi 3 juin 2026 sous la présidence du chef de l’État, Romuald Wadagni, l’exécutif a approuvé le déblocage d’une enveloppe exceptionnelle de 20 milliards de FCFA destinée à accélérer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les établissements publics d’enseignement encore dépourvus de ces infrastructures essentielles.
Cette décision traduit la volonté du gouvernement d’améliorer durablement les conditions d’apprentissage des apprenants sur toute l’étendue du territoire national. Elle vise notamment à mettre fin aux difficultés rencontrées dans de nombreuses écoles, collèges et lycées confrontés à l’absence de points d’eau, de sources d’énergie ou encore de sanitaires adéquats.
Les ressources mobilisées permettront de financer la réalisation de forages, les raccordements aux réseaux électriques, l’installation de systèmes solaires ainsi que la construction ou la réhabilitation de blocs sanitaires. Ces investissements devraient contribuer à réduire l’absentéisme scolaire, à améliorer l’hygiène dans les établissements et à favoriser l’utilisation d’outils pédagogiques modernes.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de l’accès à l’éducation. Elle accompagne notamment la mesure de gratuité de la scolarité annoncée pour les filles du secondaire général et technique public à compter de la rentrée scolaire 2026-2027. Pour le gouvernement, garantir l’accès à l’eau et à l’électricité constitue un préalable indispensable à la réussite de cette réforme majeure.
Le secteur de la santé bénéficie également d’un appui conséquent. Une enveloppe supplémentaire de 10 milliards de FCFA a été accordée aux formations sanitaires publiques afin de répondre à leurs besoins en infrastructures de base, notamment en matière d’eau potable et d’énergie.
La mise en œuvre de ces mesures sera prise en compte dans le projet de loi de finances rectificative 2026 transmis à l’Assemblée nationale. À travers ce collectif budgétaire, le budget général de l’État devrait atteindre 4 086,6 milliards de FCFA, soit une hausse de 8 % par rapport aux prévisions initiales.
Par cet important effort financier, le gouvernement réaffirme son ambition de faire de l’école publique et des services sociaux de base de véritables leviers de développement, d’inclusion sociale et d’égalité des chances pour tous les citoyens.
Flora HOUNSOUNOU
