Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise plaide pour une modernisation ambitieuse de l’UPA
À l’occasion de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine (UPA), tenue à Dakar, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu en audience Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, président du Comité exécutif de l’organisation.
Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux responsables d’échanger sur les enjeux majeurs auxquels fait face l’institution parlementaire continentale et sur les réformes nécessaires pour renforcer son rôle dans la gouvernance africaine.
Selon les services de communication de l’Assemblée nationale sénégalaise, les discussions ont porté sur les missions de l’UPA, son fonctionnement ainsi que les perspectives de son adaptation aux nouvelles réalités du continent. Les deux personnalités ont notamment abordé plusieurs dossiers stratégiques, parmi lesquels la sécurité, l’intégration régionale, la gouvernance démocratique, le développement économique et les défis liés aux changements climatiques.
Au cours des échanges, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’engager une réforme profonde de l’Union parlementaire africaine afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle dans l’architecture institutionnelle du continent. Pour lui, l’UPA doit évoluer vers une organisation plus efficace, plus visible et davantage capable d’influencer les grandes orientations politiques et stratégiques de l’Afrique.
Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise a également mis l’accent sur l’importance d’une meilleure coordination entre les institutions parlementaires africaines et les organes exécutifs de l’Union africaine. Une telle synergie, estime-t-il, favoriserait une plus grande cohérence dans la mise en œuvre des politiques continentales et renforcerait l’impact des recommandations issues des travaux parlementaires.
« Une meilleure articulation entre les résolutions des parlementaires africains et les décisions de l’Union africaine permettrait d’accroître l’efficacité des actions engagées au service des populations du continent », a-t-il souligné.
Cette audience intervient dans un contexte où plusieurs voix s’élèvent en faveur d’un renforcement du rôle des parlements dans les processus d’intégration et de développement africains.
Créée pour promouvoir la coopération interparlementaire et la concertation politique entre les États membres, l’Union parlementaire africaine est aujourd’hui appelée à se réinventer pour répondre aux exigences d’une Afrique en pleine mutation.
Les réflexions engagées à Dakar pourraient ainsi contribuer à alimenter les réformes en cours au sein de l’organisation et à renforcer sa contribution à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, feuille de route du développement du continent pour les décennies à venir.
Flora HOUNSOUNOU
