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L’Opposition tourne en rond

Animation de la vie politique au Bénin

L’opposition tourne en rond.

A quand les retrouvailles du quota résiduel qui porte encore le nom d’opposition au Bénin ?

Si certaines langues parlent d’inertie et d’errements pour qualifier le jeu de l’opposition, pour beaucoup de béninois, elle est actuellement « le bras mort » de notre démocratie. Ceci pour la simple raison qu’elle continue de rater ses rendez-vous avec l’histoire.

En effet, le petit noyau qui continuait la résistance et vivifiait la vie politique, a vite été rattrapé par de vieilles querelles ou rivalités. Ce péché fait depuis capoter tout projet d’union de l’opposition à Patrice Talon. Péchant en eaux troubles, il leur est difficile de s’unir autour de l’essentiel : le Bénin et son développement. En baissant ainsi pavillon, ces animateurs de la vie publique ont rabaissé au passage la démocratie. Si c’est une stratégie, elle est franchement stérile. Parce qu’elle compromet les chances de cette opposition pour 2021.

 

LNB

 

 

A environs sept mois de la présidentielle, l’opposition brille par son absence dans le débat politique.

Elle est restée malheureusement l’otage des démons de la division. Théâtre de divergences profondes, elle peine à trouver un challenger à Patrice Talon pour le rendez-vous électoral de 2021. A part des unions de façades qui volent dès le lendemain en éclat, peu de choses laissent croire qu’il existe une opposition au Bénin. C’est un navire sans capitaine ni gouvernail, qui se donne en spectacle et se disqualifie elle-même de toute crédibilité par l’amateurisme dont elle fait preuve.

Le parti FCBE en lutte frontale avec son ex leader Boni Yayi, Restaurer l’Espoir de Candide Azannaï muré dans le silence du boycott, l’Union sociale libérale de Sébastien Ajavon faisant cavalier seul dans le silence de l’exil, Komi Koutché qui court pour se soustraire à la justice, Ganiou Soglo qui s’allie à Bertin Koovi, Joël Aïvo qui tourne en roue libre,… tout ça rend ridicule l’opposition.

 

Face au timing et aux enjeux des présidentielles de 2021, l’opposition doit faire son « come-back » autour de l’essentiel pour rehausser la démocratie béninoise. A moins qu’elle n’aspire plus à la reconquête du pouvoir.

Si oui, elle doit cesser d’être en déphasage avec l’urgence de l’heure. Ses postures de victimisation peint au grand jour une incompétence. Les ténors de l’opposition doivent donc rechercher leur dénominateur commun et accorder leur violon afin d’être une alternative crédible en 2021.

Pour les prochaines présidentielles, le Président Talon mérite d’avoir en face une opposition digne du nom. Les alliances de façade, les mouvements de dernières minutes où s’affichent des ramassis d’incapables seront contre productifs.

 

Charles Christel ADOMASSE

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