Un échange sur les prochaines joutes législatives à venir du 8 janvier, a constitué le menu d’une émission sur un média de la place, avec comme invité le président du parti Restaurer la Confiance, Iréné Agossa, le Dimanche 17 Avril 2022. Dans les débats, les législatives de 2019 ont été abordées par l’invité, scrutin ayant conduit à un << parlement monocolore >>, d’après Iréné Agossa.
Le président du parti Restaurer la Confiance (RLC) a reconnu sa faute et son erreur très grave, ainsi que celle des autres partis de l’opposition ayant choisi délibérément en son temps, de boycotter ces élections, comptant sur les anciennes habitudes et pratiques d’avant l’avènement du régime de la rupture, pensant qu’avec un peu d’entêtement, les lignes allaient bouger en leur faveur, au mépris de la loi.
Il a estimé que l’opposition a eu sa part de responsabilité de n’être pas aujourd’hui à l’Assemblée Nationale en ces termes. « Notre part de responsabilité c’est de n’avoir pas compris qu’en 2019, il fallait remplir toutes les conditions pour participer aux élections. On se disait que bon, on allait toujours s’entendre comme ça se faisait. On n’avait pas compris que les autres avaient déjà pris une position de jusqu’au-boutiste. Et ils avaient leur angle d’attaque. Nous nous disons, on peut toujours dialoguer >>, a avoué le président du parti Restaurer la Confiance.
La donne a totalement changé aujourd’hui, selon le président du RLC. Il reste confiant et persuader que le pouvoir n’aura plus cette opportunité face à son parti Restaurer la Confiance (RLC). << Nous avons participé aux élections présidentielles… Si nous avons participé aux présidentielles, ce n’est pas les législatives qui vont nous faire peur >>, a assure Iréné Agossa.
<< Ce que nous appelons dialogue, eux, ils appelaient ça pagaille >>, a fait savoir Iréné Agossa. Un peu comme pour reconnaître que cette démarche de boycott en brandissant le dialogue ou rien, au lieu de faire face à la réalité des choses désormais en se soumettant aux textes de la République et rompre avec les anciennes pratiques à travers l’entêtement et le dur, a paru comme une pagaille. Et donc, selon lui, en 2023, le contexte sera favorable pour des élections législatives plus ouvertes.
« Ce n’est plus indispensable pour le pouvoir d’avoir que des partis de leurs tendances. Ils ont fait déjà l’expérience pendant 5 ans. Ça n’a pas donné une bonne image, un bon résultat. Que ce soit sur le plan national, sur le plan international, sur le plan sous-régional >>, a affirmé entendre le président du RLC, exhortant ainsi au respect des textes. Pour lui, si chaque parti respecte bien les textes il pourra participer aux prochaines élections législatives.
On peut donc interpréter cette affirmation venant de l’opposant, Iréné Agossa, président du parti RLC, comme un aveu d’avoir mal fait et, surtout comme une leçon bien retenue de la rupture, à toujours prôner le respect des textes de la République. L’esprit d’honnêteté de l’opposant est à saluer, ayant appris par cette expérience vécue, qu’il n’y a rien qui soit au-dessus des textes et lois de la République du Bénin.
Aristocrate Goussikinde
