La plateforme portuaire de Cotonou renforce significativement sa compétitivité dans la sous-région ouest-africaine. Le chef du département des infrastructures portuaires, Jean-Baptiste Roudil, a officialisé la livraison technique d’un tout nouveau quai long de 400 mètres. Cet ouvrage d’envergure marque l’achèvement de la première phase d’un vaste programme de modernisation et d’extension du bassin vers l’ouest. Cet investissement sectoriel majeur, évalué à plus de 115 milliards de francs CFA, vise à hisser le complexe maritime national au rang des hubs logistiques les plus performants du continent.
La principale innovation technique de cette infrastructure réside dans son tirant d’eau exceptionnel, avec une profondeur désormais portée à 16 mètres contre 11 mètres auparavant. Ce recalibrage structurel profond permet au port d’accueillir des navires géants de dernière génération, notamment des porte-conteneurs de type post-Panamax pouvant atteindre 353 mètres de longueur, ainsi que des vraquiers de 240 mètres. En levant les restrictions nautiques qui limitaient l’accès des très grands navires, Cotonou optimise ses capacités de traitement des marchandises et réduit drastiquement les coûts de transport pour les opérateurs économiques.
Ce saut technologique s’inscrit dans un plan global de transformation qui se poursuivra tout au long de l’année. Les autorités portuaires prévoient en effet d’enchaîner avec l’extension de la zone sud sur 154 mètres et le renouvellement progressif de près de 1 400 mètres de quais linéaires sur la rive nord. À travers cette modernisation accélérée de ses installations, le Bénin sécurise ses voies d’approvisionnement tout en consolidant son rôle de corridor logistique naturel pour les pays enclavés de l’hinterland.
Marie Immaculée VODOUNSI
