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Fonctionnement des institutions dans l’hexagone : La France, enfin un gouvernement (16 jours après sa nomination, le gouvernement de Barnier connu. Les électeurs entre colère et résignation)

La nomination des ministres du nouveau gouvernement de Michel Barnier divise les électeurs français plus de deux mois après les élections législatives anticipées qui ont fracturé le paysage politique.
L’annonce de la nomination des ministres du nouveau gouvernement de Michel Barnier a suscité de nombreuses réactions dans les partis politiques. Sur le terrain, les électeurs se disent déçus, frustrés ou en colère. D’autres veulent laisser une chance au gouvernement et jugeront sur pièce.
Le nouveau gouvernement de coalition est le fruit d’un subtil dosage entre centristes, proches du président Emmanuel Macron et des Républicains arrivés en 4e positions au second tour des législatives.
Nouveau gouvernement de Michel Barnier : à peine nommé et déjà en sursis
Sur un marché de producteurs du sud de la France, les habitants ont exprimé leur frustration alors qu’une coalition de gauche a remporté le plus de sièges lors des élections.
« Je pense qu’on prend juste les mêmes personnes et qu’on recommence. La gauche est quand même arrivée en tête aux élections, et il n’y a personne pour la représenter, ça ne semble pas illogique? », s’insurge un passant.
« C’est n’importe quoi ! Macron fait ce qu’il veut. »
D’autres électeurs se montrent prudents, affirmant qu’il est trop tôt pour porter un jugement sur le travail du nouveau gouvernement.
« Pour peu qu’ils puissent tous s’unir pour faire avancer la France dans le bon sens, ce serait merveilleux ! », déclare une électrice.
Samedi, à l’appel de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et de nombreuses associations, des milliers de Français ont manifesté dans les grandes villes du pays contre « le déni de démocratie » après la nomination du gouvernement.
Premier Conseil des ministres ce lundi
Alors que le nouveau gouvernement se réuniront ce lundi pour leur premier Conseil à l’Elysée, dimanche soir, lors d’un entretien télévisé sur France 2, Michel Barnier a fixé quelques caps pour tenter de rassurer ses alliés comme ses opposants.
Michel Barnier a redit dimanche qu’il n’entendait pas créer « de polémique » avec le chef de l’Etat, même s’il considère qu’il n’y a « pas de domaines réservés » au président de la République, mais plutôt des « domaines partagés ».
Le Premier ministre a de nouveau plaidé pour un « esprit de compromis positif » dans l’intérêt du pays.
Il a rappelé que l’élaboration du budget 2025, qui a déjà pris un retard inédit, était l’urgence numéro un dans un contexte économique très tendu. Michel Barnier a promis ne « pas alourdir encore l’impôt sur l’ensemble des Français » tout en indiquant que « les plus riches doivent prendre part à l’effort de solidarité » sans entrer dans les détails.
Alors que l’ex-Premier ministre Gabriel Attal s’inquiétait d’un éventuel recul des droits sociétaux avec l’arrivée de ministres républicains connus pour leur hostilité notamment aux mariage homosexuel, le locataire de Matignon a également assuré que les grandes lois de « progrès social ou sociétal » comme celles sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), le mariage pour tous ou l’assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA) seraient « intégralement préservées ».
Michel Barnier s’est aussi engagé à « prendre le temps d’améliorer » la très contestée réforme des retraites qu’il dit vouloir améliorer a tendu la main aux partenaires sociaux pour tenter de sortir de l’ornière. Le chef du gouvernement s’est bien gardé de se prononcer sur une remise en cause de l’âge de départ à la retraite que les partis de gauche, comme l’extrême droite, remettent en question.
Le Nouveau Front populaire a déjà prévu de rédiger une motion de censure qui sera déposée par les socialistes après le discours de politique générale, a indiqué le patron du PS Olivier Faure.
Des 39 ministres, 19 ministres de plein exercice, 15 ministres délégués et 05 secrétaires d’Etat du gouvernement Barnier. Par ordre protocolaire et avec leur rattachement, ci dessous la liste.

Les ministres de plein exercice

Didier MIGAUD, garde des Sceaux, ministre de la Justice ;

Catherine VAUTRIN, ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation ;

Bruno RETAILLEAU, ministre de l’Intérieur ;

Anne GENETET, ministre de l’Education nationale ;

Jean-Noël BARROT, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;

Rachida DATI, ministre de la Culture et du Patrimoine ;

Sébastien LECORNU, ministre des Armées et des Anciens combattants ;

Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre de la Transition écologique, de l’Energie, du Climat et de la Prévention des risques ;

Antoine ARMAND, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie ;

Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre de la Santé et de l’Accès aux soins ;

Paul CHRISTOPHE, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Egalité entre les femmes et les hommes ;

Valérie LÉTARD, ministre du Logement et de la Rénovation urbaine ;

Annie GENEVARD, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt ;

Astrid PANOSYAN-BOUVET, ministre du Travail et de l’Emploi ;

Gil AVÉROUS, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ;

Patrick HETZEL, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ;

Guillaume KASBARIAN, ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique ;

François-Noël BUFFET, ministre auprès du Premier ministre, chargé des Outre-mer ;

Laurent SAINT-MARTIN, ministre auprès du Premier ministre, chargé du Budget et des Comptes publics.

Les ministres délégués

Auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères :

Benjamin HADDAD, chargé de l’Europe ;

Auprès du Premier ministre :

Nathalie DELATTRE, chargée des Relations avec le Parlement ;

Maud BREGEON, porte-parole du Gouvernement ;

Marie-Claire CARRÈRE-GÉE, chargée de la Coordination gouvernementale ;

Auprès de la ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation :

Françoise GATEL, chargée de la Ruralité, du Commerce et de l’Artisanat ;

François DUROVRAY, chargé des Transports ;

Fabrice LOHER, chargé de la Mer et de la Pêche ;

Auprès du ministre de l’Intérieur :

Nicolas DARAGON, chargé de la Sécurité du quotidien ;

Auprès de la ministre de l’Education nationale :

Alexandre PORTIER, chargé de la Réussite scolaire et de l’Enseignement professionnel ;

Auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères :

Sophie PRIMAS, chargée du Commerce extérieur et des Français de l’étranger ;

Auprès de la ministre de la Transition écologique, de l’Energie, du Climat et de la Prévention des risques :

Olga GIVERNET, chargée de l’Energie ;

Auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie :

Marc FERRACCI, chargé de l’Industrie ;

Marie-Agnès POUSSIER-WINSBACK, chargée de l’Economie sociale et solidaire, de l’Intéressement et de la Participation ;

Marina FERRARI, chargée de l’Economie du tourisme ;

Auprès du ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Egalité entre les femmes et les hommes :

Agnès CANAYER, chargée de la Famille et de la Petite enfance.

Les secrétaires d’Etat

Auprès du ministre de l’Intérieur :

Othman NASROU, chargé de la Citoyenneté et de la Lutte contre les discriminations ;

Auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères :

Thani MOHAMED SOILIHI, chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux ;

Auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie :

Laurence GARNIER, chargée de la Consommation ;

Auprès du ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Egalité entre les femmes et les hommes :

Salima SAA, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes ;

Auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche :

Clara CHAPPAZ, chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.

Mick de BADAR
Source interne

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