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entre l’États-Unis et Iran : Trump reporte l’attaque contre l’Iran

Par un revirement diplomatique spectaculaire, le président américain Donald Trump a annoncé ce lundi 18 mai, sur sa plateforme Truth Social, renoncer à l’offensive militaire planifiée contre la République islamique d’Iran, qui devait être déclenchée dès le lendemain. Cette décision de dernière minute fait suite à une intervention conjointe et décisive de l’émir du Qatar Tamim bin Hamad Al Thani, du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed bin Salman Al Saud et du président des Émirats arabes unis Mohamed bin Zayed Al Nahyan. Les trois dirigeants du Golfe ont réussi à convaincre le locataire de la Maison-Blanche que des négociations sérieuses étaient désormais engagées et qu’un accord satisfaisant pour Washington, ainsi que pour la stabilité de l’ensemble de la région, demeurait tout à fait atteignable. Le président américain a toutefois prévenu que tout règlement final devra inclure l’interdiction formelle et définitive de l’arme nucléaire pour Téhéran.
Malgré ce report de l’action armée, le désengagement militaire américain n’est pas à l’ordre du jour. Donald Trump a transmis des instructions explicites au secrétaire à la Guerre Pete Hegseth ainsi qu’au président des chefs d’état-major interarmées, le général Daniel Caine, exigeant que les forces armées restent en position d’attaque et prêtes à mener une offensive de grande envergure à tout moment si les pourparlers venaient à échouer. Cette posture maintient la pression maximale exercée par Washington depuis plusieurs jours, alors que Trump affirmait encore le 17 mai qu’il ne resterait « plus rien » de l’Iran si Téhéran ne bougeait pas rapidement, et que le média Axios rapportait la tenue imminente d’une réunion cruciale pour examiner des options militaires concrètes.
Du côté iranien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué ce lundi que Téhéran avait transmis sa réponse à la dernière proposition américaine par l’intermédiaire du Pakistan, qui assure la médiation entre les deux blocs. Si l’Iran semble ouvert au dialogue, il maintient fermement ses lignes rouges en réaffirmant que son droit à l’enrichissement nucléaire, qu’il estime garanti par le Traité sur la non-prolifération, n’est absolument « pas négociable ». Sur le terrain, la tension régionale demeure extrême, particulièrement après qu’un drone a frappé dimanche les abords de la centrale nucléaire de Barakah aux Émirats arabes unis, un incident qui n’a pas fait de victimes mais qui suscite la « profonde préoccupation » de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Le sursis accordé par Washington reste précaire, le président américain ayant explicitement conditionné le gel des frappes à l’avancement immédiat et concret des discussions.

Flora HOUNSOUNOU

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