Coopération Dakar-Rome : Le Sénégal relance son exploration offshore ( Cinq nouveaux blocs offshore dans le viseur du Sénégal et d’Eni )

Le Sénégal continue de consolider sa position sur la carte énergétique mondiale grâce à un nouveau partenariat stratégique scellé avec le géant italien Eni. En marge du sommet Gastech 2026, le ministère sénégalais de l’Énergie et du Pétrole a annoncé la signature d’un protocole d’accord portant sur l’évaluation du potentiel hydrocarbure de cinq blocs offshore stratégiques, à savoir SN01M, SN02M, SN03M, SN07M et SN40M. Selon les termes de cette entente, le groupe Eni prendra entièrement à sa charge un programme d’études géologiques et géophysiques approfondies.

Les ingénieurs italiens procéderont notamment à l’analyse avancée des données sismiques 2D et 3D ainsi que des relevés de puits existants pour cartographier les ressources potentielles de ces zones. Cet accord intègre également un volet de formation, avec des ateliers spécialisés et des transferts de connaissances organisés en étroite collaboration avec la compagnie nationale PETROSEN. Cette offensive d’exploration s’inscrit dans un contexte d’expansion sans précédent du secteur extractif sénégalais, marqué par le succès de ses grands projets maritimes.

Le champ de Sangomar, en production depuis juin 2024, a dépassé toutes les attentes en générant 36,1 millions de barils de pétrole brut sur l’année 2025. Parallèlement, le projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), mené conjointement avec la Mauritanie, a démarré sa production de GNL début 2025, affichant déjà des exportations soutenues en août 2026 avec des volumes réguliers de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié expédiés vers les marchés internationaux.

Réagissant à cette signature, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, a affirmé la volonté ferme de l’État de replacer l’exploration au cœur de la stratégie nationale afin de maximiser la valorisation du bassin sédimentaire sénégalais tout en renforçant l’expertise de PETROSEN. Les autorités ont toutefois précisé que ce protocole d’accord constitue une simple phase d’études préliminaires. Il ne confère à la société Eni aucun droit automatique ni titre exclusif d’exploration ou d’exploitation, toute attribution future restant strictement soumise au cadre réglementaire et législatif en vigueur au Sénégal.

Flora HOUNSOUNOU

 

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