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Après l’invalidation de la candidature du Duo du Parti Les Démocrates à l’élection présidentielle de 2026 : Me Agbodjo se retire de la vie politique

La Cour constitutionnelle a définitivement scellé le sort du Parti d’opposition Les Démocrates pour la présidentielle d’avril 2026, validant l’exclusion du duo Renaud Agbodjo-Jude Lodjou pour insuffisance de parrainages. Cette décision, intervenue après le rejet du recours introduit par la formation de Thomas Boni Yayi contre la Commission électorale nationale autonome (CENA) – la Cour ayant estimé qu’aucune violation de la Constitution ou du Code électoral n’a été commise – confirme que seuls Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata (mouvance présidentielle) et Paul Hounkpè – Rock Judicaël Hounwanou (opposition parlementaire) restent en lice. Face à ce verdict, l’avocat Me Renaud Agbodjo, tête du Duo écarté, a réagi dans une déclaration vidéo diffusée par la chaîne de télévision Canal 3 Bénin, marquant la conclusion de sa brève tentative présidentielle. Me Agbodjo a déclaré prendre acte de la décision « en toute liberté et en toute responsabilité », tout en la qualifiant de « malheureuse et dommageable ». Il a attribué son exclusion à des « dysfonctionnements internes » au sein de son parti et à une « adversité populaire ».

Malgré la déception, l’ancien candidat a tenu à saluer « la ferveur populaire » suscitée par sa candidature et a exprimé sa gratitude envers Thomas Boni Yayi pour avoir parrainé la jeunesse. Poursuivant dans un appel à l’apaisement, Me Agbodjo a exhorté ses partisans à « éviter toute forme de violence » afin de « préserver la paix sociale et la concorde nationale ». Le moment le plus marquant de sa déclaration fut l’annonce d’un retrait temporaire de la vie politique. Affirmant vouloir se consacrer à sa famille et à son cabinet d’avocats, il a confié qu’« après une décennie de lutte pour les libertés et la démocratie, il est peut-être temps de faire une pause ». L’avocat a enfin appelé les duos retenus pour le scrutin à œuvrer pour la réconciliation nationale, la justice sociale et la liberté. Cette séquence politique se déroule alors que le président sortant Patrice Talon et son prédécesseur Thomas Boni Yayi ont engagé un dialogue direct le 24 octobre pour tenter de désamorcer la crise née du rejet de la candidature du principal parti d’opposition, sans qu’aucune communication officielle n’ait été faite à l’issue de leur rencontre.

Flora HOUNSOUNOU