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Vie des regroupements sous régionaux : La CEDEAO a 50 ans ( Malgré les difficultés, elle reste meilleure par rapport à beaucoup d’autres sur le continent)

 

Fondée en 1975 pour promouvoir l’intégration économique et politique de l’Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) célèbre ses cinquante (50) ans cette année. Le projet communautaire a connu des avancées notables, notamment en matière de libre circulation ou de médiation politique, néanmoins il reste confronté à de nombreux et profonds défis. Désunions politiques, coups d’État à répétition, révision à l’emporte pièce de la constitution pour rester au pouvoir et tentations souverainistes remettent en cause l’idéal d’unité régionale, telle que rêvés par les pères fondateurs.
Créée en effet en 1975 à Lagos au Nigeria par quinze (15) États des pays de l’Afrique de l’Ouest , la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) portait l’espoir d’une intégration régionale forte, bien articulée autour d’un marché commun, d’une libre circulation des biens et des personnes, et d’une voix unifiée sur la scène régionale et internationale.
Cinquante (50) ans après, le bilan est mitigé. Des progrès notables ont été réalisés dans la coopération économique, les infrastructures transfrontalières, ou encore la création d’un passeport régional.
Mais ces avancées restent entravées par des défis structurels persistants. La CEDEAO s’est progressivement muée en acteur politique et sécuritaire, notamment à travers la mise en place de l’ECOMOG, sa force militaire d’intervention, déployée dans plusieurs crises comme au Liberia ou en Sierra Leone dans les années 1990.
Cette orientation sécuritaire s’est renforcée face aux coups d’État successifs au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et au Niger, révélant les limites de son autorité et de son modèle d’intégration.
L’unité régionale s’est fissurée, avec la montée des souverainismes, la remise en cause des institutions communautaires, et le départ de certains membres de l’organisation, qui contestent désormais son orientation et son efficacité.
À l’heure où l’Afrique cherche à se positionner comme une force géopolitique émergente, la CEDEAO se trouve à la croisée des chemins : entre refondation nécessaire et risque d’effacement.
Cinquante (50) ans après sa création, le projet d’intégration de l’Afrique de l’Ouest reste inachevé, pris en tenaille entre ambition panafricaine et réalités nationales fragmentées.
L’institution sous régionale réussira t elle à relever les défis qui s’imposent à elle en ce moment ? Le seul membre fondateur qui est resté, le Président Yacoub Gowone, réussira t il à colmater les brèches ? Attendons de voir.

Mick de BADAR
(Source internet)

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