La justice marocaine a tranché. Ce lundi 13 avril 2026, la Cour d’appel de Rabat a confirmé les condamnations prononcées à l’encontre de dix-huit supporters sénégalais, impliqués dans les heurts ayant entaché la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Malgré les plaidoiries de la défense qui espérait une plus grande clémence, la juridiction a validé l’intégralité des peines infligées en première instance pour des faits de hooliganisme survenus lors du choc entre le Sénégal et le Maroc.
Le verdict maintient un régime de sanctions graduées : neuf (09) supporters ont écopé d’un an de prison ferme, six (06) purgeront une peine de six mois, tandis que trois autres ont été condamnés à trois mois de détention. Pour ces derniers, la fin du calvaire carcéral est imminente, leur période de détention préventive couvrant la quasi-totalité de la peine prononcée. À Dakar, si la frustration prédomine face à ce maintien de la rigueur judiciaire, les regards se tournent désormais vers une éventuelle grâce royale, ultime espoir pour un rapatriement anticipé de l’ensemble du groupe.
Cette confirmation judiciaire s’inscrit dans un climat sportif et diplomatique particulièrement délétère entre les deux nations. Au-delà des tribunes, le duel se poursuit sur le terrain administratif : le retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal par la CAF, au profit du Maroc, reste au centre d’une bataille juridique intense. La Fédération sénégalaise de football a d’ores et déjà saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), transformant cette édition de la CAN en l’une des plus contestées de l’histoire du football africain.
Flora HOUNSOUNOU
