À l’approche de l’élection présidentielle cruciale du 12 avril prochain, l’heure est au bilan et aux perspectives pour l’exécutif béninois. Arrivé au terme de ses deux mandats constitutionnels, le président Patrice Talon affiche une ambition claire pour l’avenir du pays : voir la dynamique de développement amorcée depuis 2016 non seulement se maintenir, mais s’accélérer sous l’égide de son successeur.
Cette vision a été portée par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’un rassemblement avec la diaspora béninoise à Paris le samedi 4 avril. Venu soutenir la candidature de Romuald Wadagni, figure de proue de la mouvance présidentielle, le porte-parole a insisté sur l’état d’esprit du chef de l’État sortant. Selon lui, Patrice Talon ne perçoit pas son héritage comme une fin en soi, mais comme un socle sur lequel le prochain dirigeant devra bâtir pour « surpasser » les réalisations actuelles.
« C’est quelqu’un qui se soucie aujourd’hui d’une seule chose : comment ce qui a été entamé pourra s’amplifier », a précisé M. Houngbédji. L’objectif affiché est de permettre au futur président de marquer l’histoire en faisant « mieux que lui », une posture qui se veut à la fois humble et résolument tournée vers l’intérêt national.
Au-delà de la transmission des dossiers, la question de l’influence de l’ancien président après son départ a également été abordée. Le porte-parole a tenu à rassurer l’opinion publique sur la volonté de Patrice Talon de respecter l’autonomie de son successeur, quel que soit le vainqueur des urnes. Fidèle à ses précédentes déclarations, le chef de l’État entend se retirer de la « politique politicienne ». Il rejoindra le Sénat, conformément au cadre institutionnel prévu pour les anciens présidents, afin d’apporter son expérience dans un cadre de sagesse et de recul, loin de l’agitation directe du pouvoir exécutif.
Flora HOUNSOUNOU
