Sous le diktat des attaques terroristes et menaces, les populations du Sahel désertent villes et campagnes pour sauver leurs peaux. C’est le cas au Niger et au Burkina Faso, tous voisins du Bénin. Parce que dans la sous région, le Bénin reste un point de stabilité, l’option de rallier notre pays devient celle de la paix et de la sécurité pour les menacer et déplacer.
Au Burkina Faso précisément à la frontière avec le Bénin, les groupes armés font rages. Selon Dierigou Koaré, deuxième adjoint au maire de la commune de Madjoari à l’Est du Burkina non loin de la frontière béninoise, « les terroristes sont arrivés à Madjoari pour chasser les populations des villages. Sur les huit villages que compte la commune, il n’y a qu’un seul quartier du village de Tambarga, qui tiennent encore (…) Ils contrôlent les voies d’accès à Madjoari.», ajoute-t-il.
Face à l’enlisement de la situation sécuritaire chez le voisin, « Madjoari se vide », « les populations qui ont fui la commune ont trouvé refuge dans la ville béninoise de Porga, ils sont aussi à Koalou, une localité frontalière avec le Bénin. »
Quand on connait le litige entre nos deux pays à propos de Koalou, il y a de quoi prendre ses responsabilités du côté de Cotonou pour sécuriser les frontières et stopper l’avancée de la nébuleuse. Pour le Bénin, ce village fait partie de la commune de Matéri dans le département de l’Atacora; pour le Burkina Faso, il est plutôt dans le département de Parma (province de la Kompienga).
