La récente restructuration des catalogues d’offres par les opérateurs de téléphonie mobile continue de faire grand bruit au sein de l’opinion publique béninoise. Suite à la suppression très controversée des forfaits internet de 5.000 FCFA — une tranche tarifaire particulièrement prisée par les usagers —, la vague d’incompréhension s’est emparée des réseaux sociaux et des ménages.
Face à ce mécontentement grandissant, le gouvernement est sorti de son silence par la voix de son ministre secrétaire général adjoint et porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji, afin d’apporter toute la lumière sur les réaménagements arrêtés sous l’égide de l’Autorité de régulation (ARCEP-Bénin).
Dans son intervention stratégique, le ministre porte-parole a tenu à apporter des garanties fermes quant à la protection du pouvoir d’achat des citoyens et à l’accès équitable aux services numériques. Wilfried Léandre Houngbédji a précisé que la décision de régulation vise avant tout à assainir le marché, à instaurer une concurrence loyale et à contraindre les opérateurs à investir dans la qualité des réseaux, et non à pénaliser les consommateurs.
L’État réaffirme ainsi son engagement à veiller au respect des équilibres tarifaires et à s’assurer que les choix commerciaux des prestataires ne se fassent pas au détriment de l’inclusivité numérique. Des concertations sont activement conduites avec les acteurs du secteur pour proposer des alternatives accessibles et adapter les grilles d’offres.
Marie Immaculée VODOUNSI
