SOMMET EXTRAORDINAIRE DE LA CEDEAO DE JANVIER 2022 : La CEDEAO valide la requête du Bénin

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO a tenu ce vendredi 28 janvier 2022 un sommet extraordinaire. Au cours de cette rencontre au sommet de la sous-région, le Bénin a obtenu la révision du Protocole sur la Démocratie et la Bonne gouvernance ; tremplin pour mieux faire face aux situations de coups d’État dans les pays membres.

Au cours de la session extraordinaire de la CEDEAO tenue en septembre 2021 sur la situation politique en Guinée et au Mali, le Bénin avec le soutien d’autres pays, avait demandé la révision du Protocole sur la Démocratie et la Bonne gouvernance. Cette demande a été prise en compte et sera une réalité d’ici là. C’est à la demande du président béninois Patrice Talon et plusieurs autres de ses pairs, que le Protocole sur la Démocratie et la Bonne gouvernance de la CEDEAO) sera bientôt révisé. Un comité travaille déjà pour la concrétisation de cette réforme majeure, qui répondra aux ruptures brutales de l’ordre constitutionnel dans les Etats membres.

Les travaux sont en cours et les conclusions sont attendues dans très peu de temps. Le communiqué final du sommet extraordinaire du vendredi 28 janvier 2022 le stipule clairement : « La Conférence invite la Commission à finaliser les travaux en cours portant sur la révision du Protocole sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance. » Selon les principes du Protocole, un « gouvernement ou un pouvoir n’est établi que par des élections ». Le Protocole s’oppose à « tout changement anticonstitutionnel et toute méthode d’accession au pouvoir d’Etat par les armes ».

En défendant sa demande en septembre dernier, le Bénin a évoqué les conséquences néfastes des changements anticonstitutionnels. Les propos du ministre béninois Aurélien Agbénonci des affaires étrangères restent très éloquents de l’engagement du Bénin dans la mise en œuvre de cette réforme indispensable : «Le Bénin condamne la rupture dans les ordres constitutionnels dans nos pays. On ne peut pas développer un pays si l’on retourne à cet ordre décadent d’il y a quelques années qui faisait que nos pays étaient le théâtre de coups d’État qui portent atteinte à tout effort de développement. Il ne faudrait pas que cette régression fasse tâche d’huile.»

La situation au Mali et au Burkina Faso préoccupe sérieusement le Président béninois Patrice Talon qui multiplie les rencontres avec ses pairs aussi bien au plan régional que continental. Menant ainsi les démarches aux plans diplomatiques et institutionnels, le Bénin affiche clairement son adhésion aux idéaux démocratiques voulus par son peuple depuis l’historique conférence des forces vives de la nation de février 1990.

Péco Mamert ALLADAYÈ

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