La guerre russo-ukrainienne, souvent appelée « guerre en Ukraine », est un conflit majeur post-soviétique, militaire et diplomatique, opposant l’Ukraine d’une part, à la Russie alliée aux forces séparatistes ukrainiennes prorusses d’autre part. Elle a commencé en février 2014, à la suite de la révolution ukrainienne de 2014, et s’est initialement concentrée sur le statut de la Crimée et de certaines parties du Donbass, internationalement reconnues comme faisant partie de l’Ukraine. Les huit (08) premières années du conflit ont vu l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et la guerre du Donbass (commencée dès 2014 entre l’Ukraine et les séparatistes ukrainiens, militairement soutenus par la Russie), ainsi que des incidents navals, la cyberguerre et des tensions politiques. À la suite de la crise diplomatique russo-ukrainienne de 2021-2022 à la fin 2021, cet important conflit s’est considérablement étendu lorsque la Russie a envahi l’Ukraine le 24 février 2022, au petit matin, et annexé de fait, encore quatre oblasts situés le long de la frontière entre la Russie et l’Ukraine : Louhansk, Donetsk, Zaporijjia et Kherson. Depuis lors, la guerre s’est installée entre les deux pays entraînant des sanctions économiques,militaires et politiques contre la Russie de la part des USA et l’Union européenne. Trois ans que ça dure et aucune lueur d’espoir de fin de guerre. L’avènement de Donald Trump à la tête des États Unis vient complètement changer la donne. Ce dernier tend la main aux belligérants et surtout à la Russie qui on le sait a
des revendications qui contiennent trois (03) exigences principales : la fin de la politique d’élargissement de l’Alliance ; l’engagement de ne pas déployer d’armes offensives à proximité du territoire russe ; et le retrait d’infrastructures de l’Otan sur les frontières de 1997, avant que l’organisation n’accueille d’ex-membres du bloc soviétique. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, liait clairement mardi la résolution du conflit en Ukraine et «un examen global des questions de sécurité sur le continent», et donc la satisfaction de certaines de ces exigences.
Donald Trump a déjà donné un satisfecit à Vladimir Poutine. «Je ne vois pas comment un pays dans la situation de la Russie pourrait autoriser l’Ukraine à rejoindre l’OTAN. […] Je crois que c’est la raison pour laquelle la guerre a commencé», a-t-il déclaré le 13 février 2025.
Il faut dire que face à des démocrates va-t-en-guerre, déjà le candidat Donald Trump a mené ses trois (03)campagnes de 2016, 2020 et 2024 sur la thématique de la résolution des conflits. Promesse qu’il est en train de tenir dans le cas de l’Ukraine.
En effet pour le nouveau Président russe, la victoire est simple comme un coup du fil. Lors d’un appel téléphonique historique, le Président Donald Trump a offert à Vladimir Poutine, le Président russe, une chance de redorer le blason de la Russie sur la scène internationale. Leur conversation, a jeté les bases de la rencontre en Arabie saoudite, marquant le début de la fin d’un conflit ayant coûté près d’un million de vies en trois (03) ans.
Le plan de paix proposé par Washington tient en quelques lignes : un cessez-le-feu immédiat dans toute l’Ukraine, le retrait progressif des forces étrangères du pays, incluant non seulement les troupes russes mais aussi les mercenaires et les forces paramilitaires, des élections « libres et transparentes » organisées sous l’égide de l’Onu, et enfin des garanties de sécurité pour l’Ukraine, sans pour autant l’intégrer à l’Otan, une ligne rouge pour Moscou.
De source diplomatique, le Président américain et russe pourraient se voir d’ici environ un mois.
Pendant ce temps, Emmanuel Macron tente de ralentir le train russo-américain. Face à l’accélération de la diplomatie trumpienne et à la volonté américaine de faire voir l’Ukraine l’évidence, le Président français multiplie les initiatives. Lundi, il a réuni les poids lourds : l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne et le Danemark. Mercredi, il s’est entretenu en visioconférence avec de nombreux pays d’Europe orientale et d’Europe du Nord, ainsi qu’avec le Canada.
D’ici à la fin de la semaine, il promet qu’il aura parlé avec les vingt-sept membres de l’Union. Une démarche multilatérale à l’exact opposé de la politique bilatérale de Donald Trump. Est-ce la bonne stratégie ? L’avenir nous le dira. Toujours est-il que ça fait trois (03) ans que la guerre dure et il n’y a pas eu de propositions de sortie de guerre venant de l’Europe encore moins de la France. Le nouveau Président américain s’est montré plus pragmatique et c’est tant mieux pour tous le monde.
Mick de BADAR
