Seuil d’éligibilité de 20% selon le Professeur Djogbénou : Une exigeance pour l’unité nationale

La conférence organisée le 10 Avril 2025 par l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP) au chant d’oiseau de Cotonou sur le thème : << L’impératif de la bonne gouvernance pour relever les défis actuels >> a été l’occasion pour l’ancien garde des sceaux, ancien Président de la cour constitutionnelle, Président du parti Union Progressiste Le Renouveau Joseph DJOGBÉNOU, de se lâcher sur les critiques suscitées par les réformes politiques opérées sous la rupture.
<< Si l’Union Progressiste Le Renouveau que j’ai
l’honneur de présider n’est pas capable d’avoir 20%, c’est qu’elle n’est pas digne de représenter les Béninois.>>, a dit Joseph DJOGBÉNOU, en réponse aux questions des participants à la conférence.
Pourquoi l’exigence d’un seuil d’éligibilité de 20% par circonscription électorale ?
Pour Joseph DJOGBÉNOU, le vrai débat n’est pas le seuil d’éligibilité de 10% ou 20%. Le vrai débat a-t-il laissé entendre est : pour l’unité nationale, à quelle exigence la classe politique dans son ensemble est prête à se soumettre ? Ce qui est important est l’esprit de la réforme qui condamne à vivre ensemble. : << Si politiquement, nous ne sommes pas capables de vivre ensemble, comment voulons-nous que les béninoises et beninois puissent vivre ensemble ? >>, s’interroge t-il.
Le seul d’éligibilité de 10% pour se voir attribué des sièges au parlement a été fixé lors de l’adoption du code électoral en 2019. À l’issue des élections législatives de 2023 qui a vu la participation des partis d’opposition, seul l’Union Progressiste Le Renouveau, lee Bloc Républicain, deux partis soutenant le régime en place et le parti d’opposition Les Démocrates ont été admis à l’Assemblée nationale. La révision du code électoral intervenue en Mars 2024 a rajouté un palier pour le partage des sièges au parlement. Il faut non seulement avoir 10% du suffrage exprimé au plan national, mais aussi avoir 20% du suffrage exprimé dans chaque circonscription électorale.
L’approche que suggère la loi, c’est d’amener les politiques à faire des choix justes et équitables dans l’intérêt supérieur des populations. Le devoir de faire Nation, amène à ce que l’on ne puisse plus dire à chacun de rester dans sa circonscription. C’est cette loi qui amène selon Joseph DJOGBÉNOU, tous les partis à courir partout dans le pays. Et il faut bien que ce sacrifice soit fait pour le Bénin dit-il. << Si nous ne sommes pas capables d’aller à Karimama, d’aller à Malanville, d’aller à Natitingou, d’aller à Boukoumbé, d’aller dans le Couffo, dans le plateau, partout, parce que nous sommes parti voulant incarner le Bénin, comment nous serons juste dans les choix au profit de ces populations ? >>.

Des difficultés il y en a, mais ce sont des difficultés du début explique Joseph DJOGBÉNOU. Pour le Président de l’Union Progressiste Le Renouveau, si des partis ont pu atteindre le seul des 10%, ils peuvent aussi atteindre les 20% par circonscription et appelle les uns et les autres à souffrir moins de ce qu’ils craignent en exigeant d’eux-mêmes le meilleur. Il rappelle à cet effet, que les 10% avaient déjà fait l’objet de débat en son temps. Il est dans la nature de la loi d’être réformée. Il faut cependant vérifier si notre société et nous-mêmes sommes capables d’atteindre les maximas exigés, a souligné le conférencier, prenant l’exemple de nos équipes sportives. << Nos sportifs, les guépards du Bénin quand ils n’ont pasu des victoires, nous souffrons, nous voudrions qu’ils se comparent aux meilleurs du monde >>. Pourquoi ne pouvons-nous pas exiger le meilleur de nous même , a lancé Joseph DJOGBÉNOU.
Dans la perspective de ce meilleur qu’il exige de lui-même et du parti Union Progressiste Le Renouveau, Joseph DJOGBÉNOU dira ceci : << Si l’Union Progressiste Le Renouveau que j’ai l’honneur de présider n’est pas capable d’avoir 20%, c’est qu’elle n’est pas digne de représenter les Béninois.>>

Mouhamed Youssef.

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