Le gouvernement béninois a officiellement démenti les rumeurs persistantes faisant état d’une libération clandestine de l’homme d’affaires Olivier Boko. Face aux spéculations qui enflamment les réseaux sociaux depuis son transfert de la prison de Missérété à celle de Cotonou le jeudi 7 mai 2026, l’exécutif a fermement clarifié la situation. Lors d’une conférence de presse animée ce mercredi 20 mai 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a coupé court aux bruits de couloir en affirmant sans équivoque que l’ancien allié du pouvoir demeure bel et bien derrière les barreaux. « Monsieur Boko, à ce que je sache, se trouve en prison », a martelé le secrétaire général adjoint du gouvernement, insistant sur la fiabilité absolue de ses sources et de sa position pour clore le débat.
Devant les professionnels des médias, l’autorité administrative a également renvoyé la responsabilité aux colporteurs de fausses informations, les invitant à étayer leurs déclarations par des éléments concrets. Rappelant un principe juridique fondamental, il a souligné que la charge de la preuve incombe exclusivement à ceux qui soutiennent le contraire, avant de dénoncer une tentative manifeste de manipulation de l’opinion publique autour de cette affaire hautement sensible.
Pour rappel, Olivier Boko avait été appréhendé à Cotonou par la Brigade anti-criminalité dans la nuit du 23 au 24 septembre 2024. Poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour des chefs d’accusation graves, notamment d’atteinte à la sûreté de l’État, de complot, de blanchiment de capitaux et de corruption d’agent public, son sort judiciaire a été fixé en début d’année dernière. Le 30 janvier 2025, la juridiction spéciale l’a condamné à une peine de vingt ans de réclusion criminelle, une sentence prononcée conjointement contre l’ancien ministre Oswald Homéky ainsi que Rock Niéri, ce dernier étant toujours activement recherché par les forces de l’ordre.
Flora HOUNSOUNOU
