Le Ministre de l’Éducation a ouvert les discussions en qualifiant l’éducation de « socle du développement durable » et de « levier de transformation sociale ». Il a salué les excellents résultats obtenus aux examens nationaux de l’année passée (CEP, BEPC, BAC), tout en reconnaissant les défis qui persistent. Parmi ceux-ci, il a cité la nécessité d’améliorer les conditions de vie des enseignants, d’adapter les programmes aux réalités économiques, de répartir les infrastructures de manière plus équitable, d’intégrer le numérique, et de réduire les inégalités, notamment pour les filles et les enfants des zones défavorisées.
En réponse, les syndicats, menés par la CSTB et soutenus par la CSA et la COSI-Bénin, ont présenté une liste de revendications claires. Ils réclament le reversement de tous les Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) au statut de fonctionnaire, ainsi qu’un recrutement massif d’enseignants qualifiés à tous les niveaux (primaire, secondaire, professionnel et universitaire). Ils ont également demandé le retour en formation des professeurs adjoints, la prise en compte de quatre années supplémentaires dans le reclassement des ACDPE promus entre 2012 et 2014, l’arrêt de la mensualisation des primes de rentrée et l’instauration d’une politique d’avancement et de reclassement pour les agents sous contrat local. Cette rencontre a pour objectif de jeter les bases d’une année scolaire et universitaire sans encombre, tout en garantissant de bons résultats pour les élèves et étudiants.
Flora HOUNSOUNOU
