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Présidentielle du 12 avril 2025 au Gabon : 4 candidats retenus sur 23 (Brice Oligui Nguéma, Alain Claude Bilie By Nze, Joseph Lapensée Essingone et Stéphane Germain Iloko en lice)

L’élection présidentielle aura lieu 12 avril 2025 au Gabon. Après des tests médicaux et linguistiques, les différents candidats à cette élection, ont soumis leurs dossiers à la Commission nationale chargée de l’organisation et du contrôle des élections et du référendum (CNOCER). Après examen des candidatures, quatres (04) candidats sur les vingt-trois (23) ont été retenus, à en croire l’annonce faite ce dimanche 9 mars 2025 par le Ministre gabonais de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault . Parmi les candidats retenus, figurent le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, Joseph Lapensée Essingone et Stéphane Germain Iloko Boussengui. Dix-neuf (19) candidats ont été recalés, comme le syndicaliste Jean-Rémy Yama. Ils ont 72 heures pour faire un recours à la Cour constitutionnelle. Conformément à l’article 179 du Code électoral, « toute personne dont la candidature a été rejetée peut contester la décision auprès de la Cour constitutionnelle dans un délai de 72 heures à compter de la publication de la liste des candidats retenus ». Cette annonce marque ainsi la clôture du processus de sélection des candidats à l’élection présidentielle au Gabon. La campagne électorale débutera le 29 mars 2025, offrant aux candidats retenus l’opportunité de convaincre les gabonais et d’espérer remporter le scrutin du 12 avril prochain.
Parmi les quatre (4) retenus, il y a le Président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma et l’ex-Premier Ministre du Président Ali Bongo, Alain-Claude Bilie By Nze. Une liste suffisamment restreinte après examen des candidatures par la juridiction compétente.
Quatre (4) candidats donc des vingt trois (23) dossiers déposés pour l’élection présidentielle du 12 avril 2025 ont été validés officiellement. Sur trente quatre (34) personnes ayant initialement retiré un formulaire de candidature, seuls ces quatre (4) candidats ont obtenu l’aval des autorités, sans que les motifs des rejets ne soient précisés, du moins pour le moment.
Le Président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, sera en lice aux côtés de l’ancien Premier Ministre Alain-Claude Bilie By Nze, du juriste et inspecteur des impôts Joseph Lapensée Essingone, ainsi que du médecin Stéphane Germain Iloko Boussengui. En revanche, le sénateur et figure syndicale Jean-Rémy Yama, dont la candidature avait été pressentie, ne figure pas sur la liste retenue.
Arrivé au pouvoir à la suite du coup d’État d’août 2023 qui a mis fin à cinquante cinq (55) ans de règne de la dynastie Bongo, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est engagé à organiser des élections libres pour rétablir un gouvernement civil. Après avoir initié des réformes dont celles relatives à la constitution et au code électoral qui permet désormais aux militaires de se porter candidats, il a officialisé sa candidature à la magistrature suprême le jour même où il souffle sa cinquantième bougie.
Brice Clotaire Oligui Nguema a donc déposé son dossier le 9 mars 2025, il était en tenue civile, conformément à la loi qui impose sa « mise en indisponibilité » auprès du Ministère de la Défense nationale. Se présentant en candidat indépendant, il a justifié son choix par des contraintes de temps, préférant structurer une « plateforme » appelée Le Mouvement des Bâtisseurs, destinée à rassembler divers acteurs politiques, syndicaux et de la société civile.
La campagne électorale débutera officiellement le 29 mars 2025. Cependant, le décret régissant l’élection ne précise pas de date pour un éventuel second tour, pourtant prévu par la Constitution en cas de ballotage. Est ce exprès que les choses se présentent ainsi ? On en saura plus après le 12 avril 2025.
Le scrutin du 12 avril sera suivi de près, tant au niveau national qu’à l’international. La transition ouverte après le renversement du Président Ali Bongo Ondimba doit permettre un retour progressif à une gouvernance démocratique.
Il faut souligner que la présence du chef de la junte parmi les candidats suscite à tort ou à raison, des interrogations sur les garanties d’une élection démocratique. La suite situera les uns et les autres et vivement que le seul gagnant à la fin soit le Gabon et les gabonais.

Mick de BADAR

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