La scène politique béninoise entre dans une zone de fortes turbulences à l’approche du scrutin d’avril 2026. Alors que le duo de la mouvance présidentielle, composé de Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, bénéficie du soutien massif de plus de 300 mouvements et leaders d’opinion, l’ombre de l’exclusion plane à nouveau sur la compétition. Le rejet définitif par la Cour constitutionnelle du dossier de candidature du parti Les Démocrates, faute de parrainages suffisants, ravive les tensions et les débats sur le caractère inclusif de l’élection. Pour les partisans du pouvoir, cette situation relève strictement de la rigueur juridique, tandis que l’opposition y voit une manœuvre visant à verrouiller l’alternance.
Face à cette impasse, des voix s’élèvent pour réclamer une solution politique de dernière minute afin de garantir la paix sociale et la crédibilité du processus électoral. Le candidat de l’opposition modérée, Paul Hounkpè des FCBE, reste en lice, mais l’absence du principal parti d’opposition crée une onde de choc au sein de l’opinion publique. Les semaines à venir seront décisives pour observer si des mécanismes de médiation pourront être actionnés ou si le pays se dirige vers un duel restreint, mettant à l’épreuve la stabilité démocratique du Bénin sous le regard attentif de la communauté internationale.
Marie Immaculée VODOUNSI
