À l’approche du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, la Cour constitutionnelle du Bénin adopte une posture de réserve et de vigilance. Organe régulateur du fonctionnement des institutions et juge du contentieux électoral, la haute juridiction s’assure du strict respect des textes fondamentaux tout en observant une neutralité rigoureuse durant la période de campagne.
Cette « vigilance silencieuse » se traduit par un suivi méticuleux de chaque étape du processus électoral. Des conditions d’éligibilité des candidats à la gestion des éventuels recours sur la liste électorale, la Cour veille à ce que les règles du jeu soient appliquées avec équité. Son rôle est d’être le garant ultime de la légalité républicaine, intervenant avec précision lorsque la Constitution ou les lois électorales sont mises à l’épreuve.
Dans l’ombre de l’agitation politique, les conseillers de la Cour préparent les dispositifs de surveillance du scrutin. Le déploiement des délégués de la Cour dans les centres de vote à travers le pays permettra de recueillir des informations de première main sur le déroulement du vote. Cette présence institutionnelle est essentielle pour valider la transparence des opérations et assurer la sincérité du suffrage exprimé par les citoyens le dimanche 12 avril.
En maintenant cette posture de gardienne silencieuse mais active, la Cour constitutionnelle renforce la confiance des acteurs politiques et des électeurs dans le système démocratique. Sa capacité à trancher les différends avec impartialité reste le socle de la stabilité nationale. À quelques jours du vote, son silence n’est pas une absence, mais le signe d’une préparation sereine pour remplir sa mission constitutionnelle de proclamation des résultats et de préservation de la paix sociale.
Marie Immaculée VODOUNS
