À cinq jours du scrutin présidentiel, la Commission électorale nationale autonome (CENA) passe à la vitesse supérieure. L’institution électorale a officiellement annoncé son intention de proclamer les premières tendances de l’élection dès le 14 avril, soit seulement 48 heures après le vote des citoyens. Cette volonté de célérité, confirmée par François Abiola, membre de la CENA, marque une volonté de rupture avec les délais parfois jugés trop longs lors des précédentes consultations législatives et communales.
Pour tenir ce pari logistique, l’organe de gestion des élections a mis en place un dispositif de centralisation rigoureux. Le rapatriement des cantines contenant les précieux procès-verbaux est ainsi programmé dès le 13 avril, au lendemain du scrutin. Cette phase critique doit permettre un traitement accéléré des données afin de fournir à l’opinion publique des chiffres fiables dans un délai record. Sous la direction de Sacca Lafia, la CENA joue ici une carte importante de sa crédibilité, la rapidité de la proclamation étant souvent perçue comme un gage de transparence et d’efficacité.
Au-delà de la prouesse technique, cet engagement répond à une exigence de stabilité nationale. En réduisant le temps d’attente entre le vote et l’annonce des résultats, la Commission espère limiter les spéculations et renforcer la confiance des électeurs dans le processus démocratique. Dans un contexte électoral où chaque détail compte pour la cohésion du pays, la réussite de ce calendrier apparaît comme un enjeu majeur pour la sérénité de l’après-scrutin.
Flora HOUNSOUNOU
