Le Parlement béninois fonctionne désormais pleinement avec deux chambres. Ce mercredi 28 octobre 2026, la grande salle du Sofitel de Cotonou a abrité la cérémonie solennelle d’ouverture de la toute première session ordinaire du Sénat. La séance s’est tenue sous la haute présidence de Patrice Talon, président de la Chambre haute, assisté du vice-président Louis Vlavonou et du rapporteur Alassane Seidou, en présence de membres du gouvernement, de députés et de présidents d’institutions républicaines.
Dans son discours d’ouverture, le président Patrice Talon a fixé les grands axes politiques et constitutionnels qui doivent guider l’action de l’institution. Patrice Talon a qualifié le Sénat d’« organe d’apaisement, de modération et de second regard », rappelant aux vingt-cinq sénateurs la haute responsabilité qui leur incombe dans l’architecture institutionnelle du pays. Il a souligné que cette seconde chambre n’a pas vocation à concurrencer l’Assemblée nationale, mais à apporter une hauteur de vue, de la sérénité et une rigueur d’analyse complémentaire pour garantir la stabilité républicaine et la qualité des textes de loi.
Prévue pour s’étaler sur une durée de vingt et un jours, cette session initiale traduit immédiatement ces orientations stratégiques dans les faits. Après la validation récente de leur règlement administratif et financier, les conseillers de la Chambre haute entrent dans leur première véritable épreuve législative. L’ordre du jour de ces trois semaines de travaux sera principalement axé sur l’examen minutieux des projets de lois transmis par la représentation nationale notamment la réforme majeure du Code de la route ainsi que sur l’analyse des dossiers d’intérêt national en instance.
L’entrée en fonction effective du Sénat, adossée à cette feuille de route solennellement tracée, parachève la refonte du paysage institutionnel béninois et consacre la maturité démocratique de la Nation.
Marie-Immaculée VODOUNSI
