Le Parlement béninois franchit un cap historique dans la sauvegarde de son patrimoine naturel. Ce mardi 14 juillet, les députés ont adopté le nouveau Code des forêts et de la faune. Cette législation ambitieuse remplace des textes vieux de plus de trois décennies, devenus totalement obsolètes face aux réalités environnementales contemporaines.
Avec une perte annuelle estimée à près de 60 000 hectares de forêts, le statu quo n’était plus tenable pour les écosystèmes du pays. Le nouveau texte de 318 articles fusionne intelligemment la gestion de la flore et de la faune sous un régime juridique unique. Il introduit des sanctions particulièrement dissuasives contre le braconnage et l’exploitation forestière illégale, tout en intégrant les traités internationaux pour garantir une gestion durable et rigoureuse des ressources du territoire.
Défendu à l’hémicycle par le ministre du Cadre de vie, Georges Alé, et son homologue de la Justice, Yvon Détchénou, ce code dote enfin les agents des eaux et forêts d’outils d’intervention d’avant-garde. En sanctuarisant ces milieux vulnérables, l’État béninois choisit d’allier rigueur et responsabilité, sécurisant ainsi la richesse biologique de la nation pour les générations futures.
Marie Immaculée VODOUNS
