La Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a annoncé son retrait immédiat du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Les trois nations justifient cette décision en dénonçant une juridiction qu’elles jugent être un « instrument de répression néocoloniale ». L’annonce a été relayée par le ministre burkinabè de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a lu un communiqué conjoint signé à Bamako par le président malien Assimi Goïta, chef en exercice de l’AES. Les États de l’AES, qui avaient pourtant ratifié le Statut de Rome entre 2000 et 2004, accusent la CPI de ne pas juger les crimes les plus graves et de protéger certains acteurs qui bénéficient, selon eux, d’une impunité internationale. En se retirant, les trois pays affirment leur volonté d’« affirmer pleinement leur souveraineté » et de construire leurs propres mécanismes de justice et de paix, en accord avec leurs valeurs. Ils restent toutefois ouverts à la coopération dans d’autres cadres internationaux, notamment au sein de l’ONU. Par ailleurs, le Mali a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ) contre l’Algérie. La saisine fait suite à la destruction présumée d’un drone militaire malien sur son territoire entre mars et avril 2025. La procédure est actuellement en suspens, dans l’attente de l’accord d’Alger pour que l’affaire puisse être traitée.
