Des essais sont déjà en cours dans certains pays comme l’Afrique du Sud où un volontaire a reçu une injection d’un travailleur médical lors du premier essai clinique humain d’un vaccin potentiel contre COVID-19 à l’hôpital Baragwanath le 28 juin dernier à Soweto.
Si la nouvelle de la mise au point de vaccins anti Covid-19 suscite des espoirs dans le monde entier, en Afrique sur la question, c’est le silence radio. Dans la course pour l’achat des premières doses, l’Occident fait pression sur les laboratoires avec son chéquier. Le tiers monde frappé de plein fouet, attend lui la solidarité des puissances pour sauver ses populations.
Mais les africains qui ne sont plus dupes, sont impatients de savoir le sort qui leur est réservé et s’interrogent : comment et quand l’Afrique aura-t-elle accès au vaccin ?
Quel laboratoire sera généreux en faisant un geste messianique vis-à-vis des pays pauvres de la planète ?
Il faut que cette fin d’année tout le monde ait son cadeau.
Les instances africaine et notamment l’UA doit cesser de se cacher derrière son petit doigt.
L’agence de l’Union Africaine pour le contrôle et la prévention des maladies affirme que les vaccinations pourraient ne pas commencer avant le deuxième trimestre 2021, sans doute entre avril et juin, et ajoute qu’il faudra entre deux et trois ans pour vacciner au moins 60% de la population. Ces statistiques dans le temps vu la virulence du virus ; ont de quoi donné des sueurs froides aux populations déjà rincées économiquement par cette pandémie.
L’immunité collective sur laquelle compte certains experts et États, peinent à convaincre. Il va falloir que l’Afrique mette les moyens pour s’acheter des vaccins efficaces dans les meilleurs délais. De même, l’OMS qui a perdu toute crédibilité doit redorer son blason et faire preuve d’utilité publique en montrant qu’elle est une institution agissant en faveur de la santé pour tous de part le monde.
Charles Christel ADOMASSE
