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Organisation d’une Conférence publique sur le thème « Vote et responsabilité en islam : Kabir Latoundji fait œuvre utile (Avec Moussa do Rego, ils ont réussi une forte mobilisation. Lire l’intégralité du discours d’ouverture de Kabir Latoundji )

Ce dimanche 29 mars 2026, les Acteurs Engagés de la Communauté Musulmane du Bénin ont tenu une conférence publique au Bénin Royal Hôtel sur le thème « 𝗩𝗼𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝗻 𝗜𝘀𝗹𝗮𝗺 », pour permettre aux musulmans et autres croyants de mieux comprendre leur rôle face aux enjeux électoraux et sociétaux.

Cette rencontre, placée sous le haut parrainage de El Hadji Abdoul Kabir Latoundji, El Hadj Moussa do Rego et Olushegun Adjadi Bakari, a connu la participation de plusieurs personnalités policoadministratifs et de plusieurs fidèles musulmans ainsi que des fidèles d’autres confessions religieuses. Cette conférence a permis d’offrir un cadre adéquat pour échanger, sensibiliser et renforcer la conscience citoyenne au sein de la communauté musulmane.
Deux communications ont meublé cette conférence, la première animée par Dr Alioune Diouf porte sur « vote et la responsabilité en islam : un devoir citoyen au service de la justice et du bien commun » et la deuxième animée par le commissaire divisionnaire Barnabé Amangbégnon porte sur « Prévention des violences électorales : rôle des leaders religieux ».
El Hadj Kabir Latoundji dans son discours d’ouverture a appelé à une conscience citoyenne des populations et il les a exhorté à sortir massivement le 12 avril 2026 pour aller exprimer leur vote. Il a profité pour demander à la communauté musulmane de s’impliquer plus dans la gestion de la citée.
L’ancien Préfet, Moukaram Badarou et d’autres personnalités ont embrayé dans le même sens tout félicitant les initiateurs de cette conférence notamment El Hadj Kabir Latoundji.
Bénin Espoir publie l’intégralité du discours du principal parrain de la conférence, El Hadj Kabir Latoundji et la déclaration faite par le Préfet Moukaram Badarou.

Mesmin Afanou

ALLOCUTION D’OUVERTURE DE LA CONFÉRENCE AU SUJET DU VOTE ET LA RESPONSABILITÉ EN ISLAM
Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères ;
Personnalités politico-administratives à divers niveaux ;
Honorables leaders religieux musulmans du Bénin ;
Distingués invités, Mesdames et Messieurs,
Assalâmou ‘alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouh.
C’est avec un profond sentiment de responsabilité et d’humilité que
je prends la parole en cette circonstance importante, marquée parla tenue de cette conférence consacrée à un thème d’une grande
portée : « Vote et responsabilité en Islam »
Excellence, Honorables leaders,
L’Islam, dans sa sagesse, ne se limite pas seulement à la sphère
spirituelle : prier, jeûner, s’acquitter de la zakat et faire le pèlerinage
à la Mecque. Mais il encadre également la vie sociale, politique et
communautaire ; il appelle à la justice, à la consultation et à la
préservation de l’intérêt général.
Le vote, dans ce contexte, apparaît comme un dépôt sacré appelé
Amânah. Il ne s’agit donc pas d’un simple geste civique, mais d’un
acte de témoignage devant Allah, par lequel nous participons en
tant que Béninois à l’orientation et à la refondation de notre nation
que nous chérissons tous.
Permettez-moi une illustration simple : Lorsqu’un bien précieux nous est confié, nous faisons preuve de vigilance pour le remettre à la personne la plus digne de confiance.
De la même, voter, c’est confier la destinée d’un peuple à quelqu’un qu’on juge compétent et digne de confiance. Cela exige donc, un discernement, une sincérité et un sens élevé de responsabilité.
Excellence, Mesdames et Messieurs,
L’histoire nous enseigne que l’indifférence des justes ouvre
souvent la voie aux injustices.
Lorsque les hommes et les femmes de valeur se retirent du processus décisionnel, ils laissent le champ libre à des choix qui peuvent compromettre l’équité et la stabilité.
Le Prophète Mouhammad (saw) nous met en garde en ces termes :
« Lorsque la responsabilité est confiée à ceux qui n’en sont pas
dignes, attends-toi à la fin des temps. » Boukhari
Dès lors, participer aux élections devient une nécessité, non
seulement pour choisir, mais pour protéger la société contre
l’injustice, la corruption et la division.
Honorables leaders religieux,
Votre rôle est déterminant. Vous êtes des guides, des repères, des
voix écoutées. À travers vos enseignements, vos conseils et votre
exemplarité, vous avez la capacité :
 d’encourager une participation responsable,
 de promouvoir un vote éclairé,
 et surtout de préserver la paix sociale dont nous avons tous
besoin pour le développement harmonieux de notre pays.
Car, au-delà du choix des dirigeants, l’enjeu majeur demeure la
paix.
Honorables leaders,
Vous êtes les gardiens de la conscience collective. Si la division naît dans nos communautés, si la haine s’installe, si la violence éclate,
personne ne sera épargnée.
C’est pourquoi votre rôle est crucial : éteindre les tensions avant
qu’elles ne deviennent des incendies.
Le grand historien Ibn Khaldoun rappelait :
« La religion peut être un facteur de cohésion, mais mal utilisée
elle devient un facteur de division. »
Cette injonction nous rappelle que la paix est une responsabilité
collective.
Les périodes électorales, parfois sensibles, exigent de chacun la
retenue, la sagesse et le sens du bien commun.
Voilà pourquoi nous devons agir tôt, avec sagesse et responsabilité.
Notre rencontre de ce jour s’inscrit dans ce cadre.
Permettez-moi une autre illustration :
Une société est comparable à un édifice. Le vote en est l’un des
piliers. Mais sans la paix, cet édifice se fissure, se fragilise, et peut
s’effondrer.
Ainsi, voter sans préserver la paix serait une œuvre inachevée.
Et rechercher la paix sans responsabilité citoyenne, serait une
démarche incomplète.
Excellence, Mesdames et Messieurs,
Le Bénin est reconnu pour sa tradition de stabilité et de dialogue. Il
nous appartient collectivement de préserver cet héritage précieux.
C’est pourquoi nous devons :
 encourager la participation de tous dans un esprit de
responsabilité ;
 rejeter toute forme de manipulation, de violence ou de
division ;
 et faire du vote, un instrument de justice et de cohésion
nationale.
En définitive, le citoyen musulman, guidé par sa foi, ne peut être ni
indifférent, ni destructeur.
Il est appelé à être acteur de justice, artisan de paix et témoin de
vérité.
Je ne saurai terminer mes propos sans dire merci aux Acteurs
Engagés de la Communauté Musulmane du Bénin pour cette
organisation et le choix de ce thème très important ; merci
également à nos deux éminents communicateurs et à tous les
participants.
Qu’Allah guide nos choix, purifie nos intentions et préserve notre
pays dans la paix et la stabilité.
Je vous remercie.
Wassalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouh.

El Hadj Kabir Latoundji

DÉCLARATION DU PRÉFET MOUKARAM BADAROU
J’ai pris part ce matin à Cotonou à une conférence publique organisée au Bénin Royal Hôtel, par les Acteurs engagés de la communauté musulmane du Bénin sous le parrainage de El Hadj Kabir Latoundji, El Hadj Moussa do Rego et le Ministre Schegoun Bakary.

Toutes mes félicitations aux initiateurs à et tous les acteurs engagés de la communauté musulmane du Bénin.

J’ai salué l’initiative que je trouve bonne et même très bonne, surtout en ce moment où nous sommes en pleine campagne électorale pour élire celui qui présidera aux destinées de notre cher pays, le Bénin à partir du 24 mai 2026.

Le Thème de cette conférence est : « Vote et Responsabilité en Islam »
Le vote est un droit fondamental et un devoir civique permettant aux citoyens de choisir leurs représentants ou de décider d’une question lors d’un scrutin, fondé sur la souveraineté nationale. Personnel, libre et secret, il s’exerce en personne dans un bureau de vote, via des procédures réglementées, ou par procuration.

Voter est une responsabilité, un acte citoyen et c’est transférer une partie de son pouvoir. En revanche, ne pas voter, c’est renoncé à sa responsabilité vis à vis de son pays et de sa communauté. Ne pas voter, c’est manquer à son devoir civique. Le musulman doit s’impliquer dans la vie politique et doit répondre à sa responsabilité. Le jour du vote, le 12 avril 2026, nous devons aller voter pour le candidat de notre choix. Je vous invite à voter massivement pour le Duo Wadagni-Talata. Avec Romuald Wadagni, nous irons plus loin.

Moukaram A.M. BADAROU

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