Aux côtés du président Romuald Wadagni, investi ce dimanche 24 mai 2026 au Palais des Congrès de Cotonou, les Béninois découvrent le visage de leur nouvelle Première dame. Discrète mais dotée d’une influence certaine, Nathalie Villette-Wadagni succède à Claudine Talon avec un profil de haute volée.
Voici ce qu’il faut savoir sur cette banquière internationale chevronnée :
Une identité pluriculturelle ancrée dans la sous-région. Née en 1975 à Ouagadougou, Nathalie Villette-Wadagni est de nationalité franco-burkinabè, née d’une mère burkinabè et d’un père français. Elle a passé les dix-sept premières années de sa jeunesse au Burkina Faso, une enfance marquée par la résilience de sa mère qui a profondément forgé son caractère et son ambition, avant de s’envoler pour l’Europe afin d’y poursuivre ses études.
Un cursus académique d’élite dans les plus grandes écoles mondiales. Son parcours universitaire dessine un profil d’exception dans la haute finance. Titulaire d’une licence en économie et d’une maîtrise en banque et finance décrochées à l’Université Paris-Dauphine et à l’Université Paris 13, elle a parfait sa formation de gestionnaire de premier plan au sein de la prestigieuse Harvard Business School ainsi qu’à la Saïd Business School de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni.
Une carrière d’influenceuse financière de la City à l’Afrique de l’Est. Avant d’entrer dans la lumière politique à Cotonou, elle a mené pendant plus de quinze ans une brillante carrière de banquière d’affaires. Elle débute comme analyste junior chez Citigroup à Paris, avant de s’installer à Londres pour intégrer l’Union des Banques Suisses (UBS) dans les métiers du crédit. Elle a ensuite rejoint le géant panafricain Ecobank, où elle a gravi les échelons jusqu’à superviser des portefeuilles complexes et devenir responsable pour l’Afrique de l’Est, occupant également le poste de directrice non-executive d’Ecobank Tanzanie jusqu’en août 2025.
Une démission stratégique par rigueur éthique. Très consciente des exigences et de l’exposition liées à la trajectoire politique de son époux, inamovible ministre de l’Économie devenu président de la République, elle a fait le choix de démissionner de ses fonctions de direction bancaicaire. Ce retrait stratégique des affaires privées témoigne d’une volonté claire de séparer les activités financières de la haute sphère étatique pour aborder sereinement son rôle institutionnel de Première dame.
Une fervente avocate de l’entrepreneuriat féminin et de la justice sociale. Nathalie Villette-Wadagni allie la rigueur des chiffres à un engagement social de longue date. Elle collabore activement avec l’ONG internationale Oxfam pour la lutte contre les inégalités et la pauvreté. Figure connue des grands forums économiques, elle plaide inlassablement pour un accès élargi des femmes aux financements et aux postes de décision, un leadership et un engagement d’ailleurs salués à Lomé lors du gala Woman Night 2026. Mère de deux enfants, elle incarne aujourd’hui une Première dame moderne, connectée aux réalités africaines et aux standards professionnels mondiaux.
Marie Immaculée VODOUNSI
