Moukaram A.M. BADAROU a publié un ouvrage au début de l’année 2025 pour théoriser sur la vision politique et le fonctionnement du Président Patrice Talon. Dans nos colonnes, nous avons publié l’intégralité de cet opuscule qui édifie sur la vision et le fonctionnement de celui qui préside le Bénin depuis le 06 avril 2016.
À la demande de nos lecteurs, nous publions à nouveau et in extenso cette publication.
Le Président Patrice TALON est au centre de la vie socio-politique béninoise depuis 2016. L’homme dont l’action politique, en bonne et due forme, débuta avec sa candidature et son élection à la présidence de la République en 2016 le 06 Avril 2016 est l’un des dirigeants Béninois, sinon celui qui a le plus marqué l’histoire politique du pays ces dernières années par sa vision du pouvoir et sur les questions de développement. Sa ligne politique, sa vision et ses qualités personnelles de leadership ont retenus l’attention de l’essayiste et homme politique Moukaram A.M. BADAROU, ancien Préfet des Départements de l’Ouémé et du Plateau, Président de la Fondation Conscience Citoyenne et auteur de plusieurs ouvrages. Dans un Opuscule, il parle du Talonisme comme modèle de devenir qui peut aider les pays africains à sortir de l’ornière. Il tente de théoriser sur la politique menée par le Président Patrice TALON et qui, selon lui, ont permis d’avoir des résultats irréfutables qui ont permis au Bénin de prendre résolument et dans la durée, la route du développement. Dans cet ouvrage, il montre que cette politique socio économique menée à la tête du Bénin et qui a permis de faire bouger les lignes peut bien être une solution applicable pour beaucoup de pays africains. Le titre de l’ouvrage est LE TALONISME, « un modèle de développement pour l’Afrique ». Selon les sources proches de l’auteur, cet ouvrage est déjà à disposition en ligne et dans les kiosques. Joint au téléphone par notre rédaction, Moukaram A. M. BADAROU a laissé entendre dire : « Les caractéristiques de la politique socio-économique menée par le Président Patrice TALON et les résultats auxquels il a abouti retiennent l’attention de plus d’un au point j’ai décidé modestement d’en faire une théorie qui à mon avis, peut inspirer d’autres dirigeants africains soucieux de la restauration de l’autorité de l’État dans leurs pays et pour amorcer concrètement du développement. Selon l’actuel Directeur adjoint de cabinet du Président de l’Assemblée nationale, Le TALONISME est une vision dont le fil directeur est la révélation qualitative du Bénin, dans une Afrique à la recherche de ses repères et qui doit se battre, par ses propres stratégies, pour son développement. Dans cet ouvrage, il est donc question de la politique menée par Patrice Talon à la tête de l’Etat et qui a donné concrètement de résultats porteurs . Visiblement, LE TALONISME : une méthode et un contenu politique, que théorise ici l’essayiste et acteur politique Moukaram A.M. BADAROU, qui n’est pas à son premier Essai.
Votre journal publie ici la version numérique de l’Opuscule
Mesmer Afanou
LE TALONISME , UN MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT POUR L’AFRIQUE
AVANT PROPOS
Le Talonisme, un modèle de développement pour l’Afrique, oui je le crois fermement. Je le crois, parce que la gouvernance publique, telle que pratiquée par Patrice Talon, tranche avec ce à quoi on est habitué dans la plupart des pays africains. Une gouvernance sans langue de bois et sans populisme. Une gouvernance courageuse axée sur le mérite, le réalisme et la réalité. Je le crois, parce que du doute ou de l’anxiété, on n’est passé à la phase de l’effectivité et des choses concrètes. Des marquettes dont beaucoup se sont moqués même, on est passé aux réalisations au point d’atteindre des niveaux qui, aujourd’hui forcent l’admiration de plus d’un et démontrent à plus d’un titre, que quand on veut, et qu’on y met la méthode, on peut. Je le crois, parce que les résultats obtenus au bout de huit (08) ans d’exercice du pouvoir d’Etat, permettent de croire que, par extrapolation, à la fin du second quinquennat de Patrice Talon, sa méthode de gouvernance, ce que j’appelle le Talonisme, aura permis de faire avancer significativement le Bénin. Je le crois, parce que cette façon de faire, acclimatée selon les réalités de chaque pays, peut permettre de faire bouger les lignes dans les pays africains et de les sortir définitivement des sentiers battus. Cette gouvernance, dans son application rigoureuse et réaliste, peut à ne point douter, propulser les pays africains vers le chemin du développement. Les pays africains accusent aujourd’hui un retard qu’il faut absolument rattraper. Les modèles de développement, ce n’est pas toujours loin qu’il faut aller les chercher. Très souvent même, ils ne cadrent pas avec les réalités africaines, ce n’est pas le cas du Talonisme qui tire sa source des contingences africaines.
La gouvernance de Patrice Talon est difficile et impopulaire mais à y voir de près, avec beaucoup de détachement et d’intelligence, on se rend compte qu’elle est nécessaire et utile pour amorcer le développement. Sören Kierkegaard a raison quand il affirme que: « Ce n’est pas le chemin qui est difficile, mais c’est le difficile qui est le chemin ». Oui, il a raison, parce que les efforts et les sacrifices de tout un peuple sous la houlette de Patrice Talon à travers sa vision et sa méthode de gouvernance, ont permis d’obtenir des résultats convaincants. Ce n’est pas que « Tout va très bien madame la Marquise », mais parce que globalement, les résultats sont largement au-dessus de la moyenne et encrés dans une possibilité de pérennisation.
C’est sur cette gouvernance inspirée du leadership de Patrice Talon que j’ai voulu théoriser en le consignant dans ce petit livre qui était parti pour être une tribune avant de devenir carrément un opuscule qui pourrait servir plusieurs acteurs politiques et de développement, du moins je l’espère. A l’heure où beaucoup de pays de par le monde se battent pour avancer, le Bénin, que dis-je, les pays africains n’ont aucune raison de continuer par tourner en rond. Le monde bouge, le continent africain doit bouger aussi. On ne se développe pas à partir des incantations mais absolument par le travail et un travail bien fait. J’ai la conviction que le Talonisme peut y contribuer.
LE TALONISME
« Un modèle de développement pour l’Afrique »
Le Talonisme est un néologisme politique que je rattache à Patrice Athanase Guillaume Talon, Président de la République du Bénin depuis le 06 avril 2016. L’idée m’est venue du fait de la capacité impressionnante de l’homme dans la conduite des affaires publiques. Du fait de l’importance des initiatives prises au sommet de l’Etat en droite ligne du projet de société du candidat qu’il était. Du fait des résultats tangibles obtenus à partir de sa capacité à conduire ses idées et sa vision en prenant en compte, les différentes réalités et contradictions du terrain. Du fait de son goût du risque et son acceptation expresse de l’impopularité pourvu d’atteindre des résultats probants au profit du Bénin et des Béninois. Du fait aussi, de la nécessité de théoriser sur un tel profil au profit du Bénin et même de la sous-région. A l’instar de plusieurs hommes d’Etat, le pragmatisme, le courage et le sens du réalisme politique de Patrice Talon méritent qu’on s’y attarde, pour que ceci inspire d’autres dans la gestion de la chose publique. L’Etat n’a pas d’état d’âme et ça, Patrice Talon l’a bien compris
Le mot Talonisme est formé du patronyme Talon avec le suffixe « -isme », comme le cas chez plusieurs personnalités politiques et hommes d’Etat qui ont marqué leur temps par des courants politiques qui sont directement liés à leur charisme et capacité politique à titiller les normes établies.
Le Talonisme, C’est donc l’ensemble des positions politiques, des théories avancées, des actes et des gestes liés à la présidence de l’actuel chef de l’État du Bénin, Patrice Talon. C’est sa vision de l’Etat et du service public, sa capacité à s’adapter aux réalités de l’Etat tout en se réservant les possibilités de les bousculer pour les faire avancer.
Le Talonisme, c’est le combat quotidien pour la non banalisation de l’Etat, la non fragmentation de l’État, la non fragilisation de l’Etat mais plutôt la fixation de l’Etat sur son piédestal. Le Talonisme, c’est la restauration de l’autorité de l’État qui, par ricochet retrouve toute sa majesté. C’est l’affirmation de l’État avec à la clé, le mieux Etat auréolé d’un libéralisme dynamique pour une saine émulation des populations. Un libéralisme teinté d’un social actif qui, à moyen terme, devrait aider à sortir de la précarité. C’est le développement vu dans un sens intégré et intégral pour un Bénin qui joue mieux sa partition dans le concert des nations. C’est la rigueur et la générosité au travail, la maîtrise et l’importance du facteur temps. C’est le langage vrai avec un effort maximal de s’éloigner de l’hypocrisie. C’est la nécessité de la prise en compte de la forme que du fond. Oui, insister sur le fond tout en accordant beaucoup d’importance à la forme. C’est la volonté de faire avec un œil fixé sur le résultat, c’est chercher à travailler avec l’idée pesante d’être mu par l’obligation de moyens mais aussi et surtout par l’obligation de résultat. C’est croire aux relations internationales complètement décomplexées tout en veillant à l’esprit de la souveraineté nationale. C’est croire à la modernité tout en veillant à la promotion des valeurs endogènes. C’est la rigueur au travail avec sa juste rémunération. C’est le sens de la famille, de l’amitié et de la gratitude. C’est la ponctualité dans les rendez-vous, la pondération dans la prise de parole et dans les faits et gestes. C’est la propreté, de l’achalandage adéquat et le sens du goût. C’est le flair des opportunités et la capacité de sa bonne conduite.
Le Talonisme c’est le refus catégorique du populisme, de l’excès de communication et de la propagande tout en privilégiant la possibilité que les résultats expriment mieux ce qui est fait. C’est du silence actif, du silence éloquent, du silence qui traduit sans coup férir l’essentiel de ce qui est fait ou qui se fait.
Le Talonisme, c’est une administration dématérialisée qui doit être efficace dans le service public et débarrassée de toute forme de corruption.
C’est une place de choix au tourisme dans l’économie et partant renforcer et créer assez d’infrastructures qui peuvent soutenir ce secteur et le rendre plus attractif.
C’est la démocratie vraie et vivante où chacun est responsable de ses actes ou à défaut, en répondre sans complaisance devant les juridictions compétentes. Il en est de même pour la presse et les libertés publiques.
C’est l’existence des grands groupes politiques, des partis politiques qui couvrent réellement le territoire national afin d’être plus proche des populations et donc pour être plus efficace dans la possibilité de porter leurs aspirations. Des partis politiques mutualisés, renforcés et financés par l’Etat conformément aux dispositions en vigueur.
Le Talonisme, c’est la présidence dans toute sa majesté tel que prévu par la constitution du 11 décembre 1990, c’est la présidence purement et simplement telle qu’encrée dans l’ADN d’un régime présidentiel.
Le Talonisme, c’est essentiellement gouverner avec l’encrage de ce que l’Etat est fort et supérieur aux citoyens, les droits du peuple sont supérieurs aux droits de l’homme. Oui c’est gouverner avec le curseur sur ce que sera la prochaine génération et non penser constamment aux prochaines élections.
UNE IDEE DES RESULTATS DU TALONISME
La mise en œuvre du Talonisme, c’est-à-dire de la politique publique qui prend en compte toutes les caractéristiques liées à la personne intrinsèque de Patrice Talon et sa vision de la chose publique, a permis, avec l’appui des forces politiques qui le soutiennent, d’obtenir des résultats probants. Ainsi, après huit (08) ans d’exercice du pouvoir d’Etat, de 2016 à 2024, le Bénin affiche un bilan socio-économique remarquable, soutenu par un plan très ambitieux et une gestion financière orthodoxe et rigoureuse qui ont permis d’avoir un tableau macroéconomique reluisant et solide. En effet, malgré les défis posés par la pandémie covid-19 et la fermeture de la frontière Nigériane, suivi des effets de la guerre Russo-Ukrainienne, le conflit entre l’Israël et le Hamas, les tensions géopolitiques et finalement la fermeture de la frontière avec le Niger en application de la décision de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’encontre de ce pays, le Bénin est resté résilient face à ces differents chocs exogènes. La preuve en est qu’entre 2019 et 2022, le pays a maintenu une croissance moyenne du PIB de 6% surpassant les 4,8% de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Plus précisément, le Bénin a fait 3,8% en 2020, 7,2% en 2021 et 6,3% en 2022 en dépit de tous les chocs extérieurs, notamment la guerre en Ukraine et ses effets néfastes sur l’économie mondiale. Il faut rappeler que ce taux était de 1% en 2015, l’année précédant l’avènement de Patrice Talon au pouvoir.
Le taux de croissance du PIB était autour de 6,1% en 2023 et pourrait se maintenir dans cette fourchette jusqu’en 2026 selon les projections du Fonds Monétaire International (FMI). En parallèle avec le taux d’inflation le plus bas de l’espace UEMOA en 2022, le Bénin consolide incontestablement les fondations d’une économie stable et résiliente. Déjà en 2021, le taux d’inflation du pays est ressorti à 1,7%, en dessous du seuil communautaire établi à 3%. Malgré les tensions inflationnistes observées durant l’année 2022 dans l’Union et au niveau mondial, l’inflation au Bénin demeure maîtrisée avec un taux moyen annuel estimé à 1,4%. Même s’il a grimpé en 2023, l’inflation est contenue et en deçà du seuil de convergence fixé par l’UEMOA, passant de 1.4 % en 2022 à 2.8 % en raison principalement de l’augmentation du prix de l’essence.
Cette dynamique de la situation économique du Bénin, lui a fait bénéficier d’une reconnaissance internationale sur les enjeux globaux tels que le développement durable et la transparence fiscale. Ceci est conforté par la confiance de la communauté internationale. Le Fonds Monétaire International (FMI) par exemple, a plébiscité les efforts du Bénin qui, il faut le souligner, est devenu le premier pays à bénéficier de la facilité pour la résilience et la durabilité, avec un accès exceptionnel de 120% de sa quote-part. La Banque Mondiale (BM) aussi a salué les performances du pays à travers son indice CPIA (Country Policy and Institutional Assessment) sur l’évaluation des politiques et des institutions. Le Bénin est positionné 1er en Afrique de l’Ouest et 1er à l’échelle continentale de façon précise sur le volet politique économique.
Les agences internationales de notations de reputation mondiale notamment S&P, Fitch Ratings et Moody’s expriment leur confiance dans la dynamique de l’économie Béninoise. Cette confiance dont jouit le pays dit ancien quartier latin d’Afrique, à travers ses notes, est soutenue par le développement rapide de la Zone de Développement Industriel de Glo-Djigbé (GDIZ) et la mise en œuvre des projets d’infrastructures majeures dans les secteurs routiers (asphaltage), logistique, touristique, sanitaire, administratif, marchand et commercial.
En juin 2023, les efforts du Bénin ont été récompensés par la 1ère place en Afrique sur l’indice SDG Effort du réseau des solutions pour le développement durable (SDSN) notamment grâce à l’émission d’obligation ODD (Objectif du Développement Durable) de 500 millions d’Euros en 2021 qui a été salué par le Prix « Deal of the year » de la revue The Banker. En janvier 2024, le pays s’est lancé sur le marché international et a réussi une obligation en dollar américain, récoltant 750 millions de dollar avec une échéance de 14 ans. Il faut dire que le Bénin est pionnier en Afrique avec l’émission d’une obligation durable alignée sur les objectifs de développement durable tirant avantage de sa notation Triple A malgré un environnement financier international tendu. Cette stratégie financière qui a permis au Bénin d’utiliser en 2019 ses crédits IDA (Association international de développement) auprès de la Banque Mondiale pour lever des financements à moindre coût auprès des banques européennes, place le Bénin en leader des initiatives innovantes en Afrique.
En septembre 2023, S&P a ainsi maintenu la notation B+ du pays et révisé favorablement la perspective associée, passant de Stable à Positive. Cette importante décision a hissé le Bénin, dans le contexte actuel d’instabilité internationale croissant, comme seul pays d’Afrique disposant d’une perspective Positive avec S&P.
Tous les secteurs vitaux ont été impactés positivement par la gouvernance et la vision du Président Patrice Talon. Ces huit dernières années, le Bénin a connu une transformation radicale. Les fruits ont tenu la promesse des fleurs malgré certaines difficultés. La respectabilité internationale du Bénin s’est accrue, illustrant la reconnaissance de ses actions sur la scène internationale. Les réformes entreprises sous l’égide du Président Patrice Talon ont été vastes et profondes, touchant tous les secteurs de la société béninoise. De l’économie à l’éducation, de la santé à l’agriculture, chaque domaine a été revisité et modernisé. Les infrastructures se sont développées, les services publics se sont améliorés, et l’économie a connu une croissance soutenue qui d’ailleurs est reconnue par les instances financières à l’échelle mondiale.
Sur le plan économique, les huit (08) années ont été mis à profit pour faire avancer les secteurs vitaux et ceux qui leurs sont reliés. Le Bénin a connu une expansion significative. Les investissements dans l’industrie, l’agriculture, les infrastructures et autres ont stimulé la création d’emplois et favorisé le développement économique. La lutte implacable contre la corruption et la promotion de la transparence et de l’excellence ont renforcé la confiance des investisseurs nationaux et étrangers.
Ces dernières années, le Bénin s’est positionné dans les dix (10) meilleures économies africaines. Le pays est passé de « pays pauvre » à « pays à revenu intermédiaire ».
Le secteur industriel a reçu une impulsion exceptionnelle sous le régime de Patrice Talon. Particulièrement grâce à l’implantation de la GDIZ (Zone Industriel de Glo-Djigbé) sur plus de 1640 ha permettant d’une part, de transformer sur place une partie de la production agricole (coton, soja, noix de cajou, noix de karité) en produits finis qui sont exportés et d’autre part, de developer diverses industries allant de l’assemblage des motos à la production du jus de fruit, créant de ce fait des milliers d’emplois.
Le social également a trouvé son compte dans la politique économique du Président Patrice Talon et ce, de manière conséquente. 41,43% du budget général de l’Etat en 2021, 44,45% en 2022, 45,60% en 2023 sont consacrés au social.
La revalorisation du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garantie), l’augmentation des salaires au profit des agents de l’administration publique et des collectivités locales, des mesures en faveur des AME ( Aspirant au Métier d’Enseignant), l’accélération de l’implémentation du programme ARCH (Assurance pour le Renforcement du Capital Humain), l’extension du PNASI (Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré) qui offre un repas chaud à plus d’un million d’enfants par jour, la gratuité des frais de scolarisation des filles dans l’enseignement secondaire général, la construction des salles de classe, de nouveaux lycées et de centres de santé, la microfinance aux femmes et la lutte contre la cherté de la vie, etc. Ainsi, le taux de pauvreté a baissé de 38,5% à 36,2% entre 2019 et 2022 avec pour impact, l’amplification de la croissance indéniable du bien-être des populations.
Le projet ARCH va connaitre sa phase de généralisation sur toute l’étendue du territoire national. À travers cette généralisation, le gouvernement veut garantir la couverture sanitaire universelle, c’est-à-dire l’accès aux soins de qualité aux populations béninoises. Toujours dans le cadre de l’ARCH, le gouvernement a élaboré un système de pension retraite, aux commerçants, aux agriculteurs, aux artisans et à tous ceux qui sont dans le secteur informel.
Le volet culturel n’est pas du reste dans la politique publique du Président Patrice Talon. Le gouvernement est très actif dans ce secteur et en a même fait un des leviers de l’économie nationale. C’est ainsi qu’on peut noter les efforts du gouvernement pour le retour d’une partie des œuvres pillées pendant la colonisation, montrant la voie à d’autres pays africains. Il y a la construction d’une série de musées thématiques qui vont tous permettre aux Béninois de se réapproprier non seulement l’histoire de la nation béninoise, mais aussi, de la faire rayonner à l’international. On peut parler aussi de Vodun-Days qui n’a pas manqué d’avoir des conséquences positives sur l’économie nationale puisque les touristes sont venus et viendront à chaque occasion, stimulant par leur présence le développement du parc hôtelier, de la restauration, de l’artisanat, le transport…
Au niveau de l’énergie, les centrales électriques, jadis vétustes et dans un état lamentable, ont été modernisées et leurs capacités renforcées pour assurer une meilleure distribution de l’électricité. La production et l’offre d’électricité ont été renforcées par l’installation des centrales électriques solaires, la construction de la centrale électrique de Maria Gléta 2. Dans le secteur de l’eau, des efforts considérables se font pour que l’eau potable soit accessible à tous les citoyens. L’amélioration significative des systèmes d’approvisionnement en eau potable en milieu rural au Bénin a été effective grâce à la mise en œuvre du programme AQUA-VIE. La couverture moyenne des services en eau dans les zones rurales en 2022 s’élève à 73% à l’échelle du pays contre un taux de 42% en 2017. Ces progrès remarquables ont permis aussi d’atteindre désormais 77% d’accès à l’eau potable en milieu urbain.
Des infrastructures routières constituent essentiellement la face visible de la politique du Président Patrice Talon. La construction ou l’amélioration des réseaux routiers sont au centre de la politique publique du régime du « Nouveau Départ ». La décision a été prise de relier les soixante-dix-sept (77) communes par les routes bitumées, ce qui est en cours de réalisation. Le projet asphaltage dans sa première ou deuxième phase a permis de révéler plusieurs rues des grandes villes du pays. Selon la première édition du rapport « Perspectives Économiques pour le Bénin » de la Banque Mondiale : « la poursuite des efforts dans le développement et la modernisation du réseau routier et des ports pourrait contribuer à transformer l’économie du pays, améliorer les revenus des travailleurs et promouvoir le bien-être des populations ». Pour Alexandre Henry, auteur principal de ce rapport : « L’économie du Bénin bénéficiera de la poursuite des efforts de modernisation des infrastructures essentielles à la facilitation du commerce, tant au niveau domestique que régional. Ces efforts stimuleront l’économie et contribueront à créer les emplois mieux rémunérés. Des réseaux de transport fiables et sûrs, reliant efficacement les centres d’activité économiques avec le Port de Cotonou peuvent aussi contribuer à attirer les investissements directs étrangers ».
La santé des populations est de l’ordre des priorités du gouvernement du Président Patrice Talon. Des progrès significatifs ont été accomplis pour renforcer le système de santé et garantir l’accès aux soins pour tous les Béninois. La lutte contre les faux médicaments est implacable et l’assainissement du secteur pharmaceutique est une exigence. La construction et la rénovation des hôpitaux, l’approvisionnement en médicaments essentiels et la promotion de la prévention ont été au cœur des actions entreprises depuis 08 ans. Le point d’orgue est la construction de l’hôpital de référence d’Abomey Calavi, le Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC) qui est un établissement hospitalier public de santé pluridisciplinaire de référence internationale situé dans la commune d’Abomey-Calavi dans le département de l’Atlantique.
Dans le domaine de l’éducation, des réformes majeures ont été mises en place pour garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les citoyens. Des investissements massifs ont été réalisés dans les infrastructures scolaires et la formation des enseignants, contribuant ainsi à l’amélioration du système éducatif béninois. Pour faire avancer le système éducatif béninois, un Conseil National de l’Education (CNE) est créé par décret N° 2018-395 du 29 août 2018. Composé de vingt-neuf (29) membres, il est l’organe supérieur du système éducatif béninois. Pour le Président Patrice Talon, « la mise en place du CNE est le début d’un processus de mutation complète de notre système éducatif, le principal atout de notre développement ». Pour lui, « Qu’il s’agisse des programmes, du déploiement du personnel enseignant, de la carte scolaire ou universitaire, des affectations budgétaires, des accréditations ou des contrôles des établissements publics ou privés, plus rien ne sera décidé et mis en œuvre par qui que ce soit, sans les membres du CNE ».
La politique agricole mise en place par le régime depuis 2016 a également permis de moderniser le secteur agricole béninois, d’accroître la productivité et de garantir la sécurité alimentaire pour tous. Les programmes de soutien aux agriculteurs, le développement des infrastructures rurales, et la promotion de l’agriculture durable ont été des axes prioritaires de cette politique. Il y a eu la modernisation de l’agriculture avec l’intensification de la production agricole permettant à la fois de satisfaire les besoins des populations locales et de développer les filières d’exportation telles que le soja, l’ananas, l’anacarde et autres. Quant à la production cotonnière, avec une production de 587 000 tonnes, le Bénin est devenu le 1ᵉʳ producteur de l’Afrique de l’Ouest en 2023, devant le Burkina Faso et le Mali.
Au sujet du soja, encore très marginale dans les années 1990, sa production est passée de 2000 à 2018, de 5000 à 22 000 tonnes. La dernière campagne a fait monter la production à 400 000 tonnes. Le programme de développement agricole du Bénin recommande de « produire en quantité et en qualité ». Les prévisions de production dans le Plan National de Développement de la Filière Soja (PNDF-Soja) pour l’horizon 2026 est de 600 000 tonnes. Il faut souligner que le soja Béninois est exporté vers la Chine, l’Inde et le Canada, c’est le trio de tête. Les quantités qui vont vers l’Europe sont moins importantes. Mais l’option de travailler pour l’agro-industrie est faite. C’est d’ailleurs pour cela qu’une zone industrielle de 1 640 hectares a été créée pour les industries de transformation : « Plus on exporte notre matière première brute, plus on développe l’économie des autres », justifie le gouvernement qui, depuis 2016 est l’acteur principal de l’essor effectif de la filière soja au Bénin. De façon concrète, en 2017, le volume en tonnes de production du soja est passé de 159901 tonnes à 291279 tonnes en 2021. Pour la saison 2022/2023, le Bénin anticipait une récolte de 327000 tonnes de soja mais à l’arrivée, le rendement de l’année 2023 a tourné autour de 610000 tonnes déjà. Une avancée significative.
Concernant l’ananas, en 2017, la production annuelle de l’ananas au Bénin s’élevait à environ 400000 tonnes. Grâce aux reformes opérées dans la filière, on estime désormais la production annuelle d’ananas au Bénin à environ 600000 tonnes. La filière ananas a mobilisé, en 2023, près de 6000 producteurs pour 5720 hectares emblavés et une récolte de 477500 tonnes, contre 215000 tonnes en 2016. Aujourd’hui, C’est la deuxième ou troisième culture d’exportation selon les années. En Afrique de l’Ouest, après le Nigeria qui est le plus grand producteur de la région, suivi du Ghana, c’est le Bénin devant la Côte d’Ivoire et le Togo.
Grâce aux efforts du gouvernement, le Bénin est aujourd’hui le deuxième producteur de noix de cajou en Afrique de l’Ouest, derrière la Guinée-Bissau.
La filière rizicole au Bénin a connu aussi une croissance rapide. En effet, elle est passée de 363000 tonnes en 2018 à 531000 tonnes en 2022. Le 11 août 2023, le gouvernement a fait savoir l’ambition du pays d’atteindre un million de tonnes de riz paddy (non décortiqué) d’ici 2025. Le riz est la deuxième céréale le plus consommé au Bénin après le maïs. Mais en 2022, la quantité produite a varié de 363000 tonnes en 2018 pour 531000 tonnes.
La production de maïs s’est aussi accrue au Bénin. 2059254 tonnes de maïs ont été produites au Bénin en 2023 contre 1619605 tonnes en 2022 soit un accroissement de 27,1%. Il faut souligner que la production du maïs a représenté plus de 75% de la production céréalière.
Le secteur agricole au Bénin se porte largement mieux que par le passé grâce aux options faites par le gouvernement depuis 2016. Ceci représente un atout majeur pour la solidité de l’économie béninoise.
Au niveau de l’administration territoriale, le gouvernement de Patrice Talon a pris la courageuse décision de doter chaque département de sa Préfecture. Au lieu de six (06) Préfectures, on est passé désormais à douze (12) pour les douze (12) départements avec à la clé, la nomination d’un Préfet pour chaque département. Mieux, une loi portant code de l’administration territoriale a été votée pour améliorer les questions liées à la décentralisation et à l’administration territoriale de manière générale. Il s’agit de la loi N° 2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin.
Au plan politique, la réforme du système partisan a permis d’avoir des partis politiques à dimension nationale, ce qui est nouveau et qui rationnalise le système politique du pays. De près de trois cents (300) partis politiques, on en est à une quinzaine de nos jours dont trois (03) représentés à l’Assemblée nationale. La révision de la constitution intervenue en 2019 a permis l’augmentation du nombre de Députés à l’Assemblée Nationale. De quatre-vingt-trois (83), on est passé à cent neuf (109), ce qui assure une meilleure représentativité des citoyens au sein de la représentation nationale. Il y a eu également le renforcement de la représentativité des femmes dans la vie politique notamment au niveau de l’Assemblée Nationale. En effet, conformément à l’article 144 du code électoral de 2019, 24 des 109 sièges de l’Assemblée nationale sont réservées aux femmes (un siège dans chacune des 24 circonscriptions du pays). L’article 145 du code électoral de 2019 exige des partis politiques qu’ils présentent leurs listes de candidats dans toutes les circonscriptions électorales. Chaque liste doit comporter un nombre de candidats égal au nombre de siège à pourvoir, dont une femme et sa suppléante se présentant spécialement au titre des sièges réservés. La présence des femmes se trouve ainsi renforcée au sein de l’institution parlementaire mais aussi au niveau de beaucoup d’autres institutions de la République.
Pendant les huit dernières années, le régime a sérieusement travaillé à la restauration de l’autorité de l’Etat, ce qui a permis d’inverser un tant soit peu le comportement déviant et ambiant de certains citoyens vis-à-vis de l’Etat. La discipline, le respect de la chose publique et même de l’autorité reprend cours, même s’il reste beaucoup à faire. Que peut-on réussir sans la discipline et le respect des règles établies ? Rien et c’est heureux que le gouvernement ait fait de ces épineuses questions, ses priorités et les résultats obtenus sont encourageants. Sans l’Etat et sans le mieux Etat, c’est la porte ouverte à tout et c’est l’anarchie tout simplement.
De même, les questions liées à la sécurité intérieure ont trouvé une bonne place dans la gouvernance du Président Patrice Talon. Des efforts louables ont été consentis et la réforme emblématique dans ce secteur concerne, la création de la Police républicaine. L’article 1er de la loi N° 2017-41 du 29 décembre 2017 portant création de la Police républicaine en République du Bénin stipule clairement : « ll est créé en République du Bénin, une force unique de sécurité intérieure dénommée, Police Républicaine. La Police Républicaine est une force de sécurité publique ». C’est une Police véritablement intégrée, une police au service de la population et une police communautaire qui entend vivre avec les populations et qui veut mériter leur confiance. Cette Police Républicaine, de par ses efforts, la sécurité des populations est de mise, même s’il n’y a pas de sécurité zéro. Lorsqu’on considère le niveau sécuritaire dans la sous-région, le Bénin est parmi les pays qui ont le plus maîtrisé le secteur de sécurité intérieur. Les résultats obtenus sont reconnus à l’international. En 2019 par exemple, le Bénin a reçu de l’UEMOA, le prix de la sécurisation et de la fluidité des corridors, c’est-à-dire des axes routiers et des routes internationales que nous avons. Cela est dû à l’œuvre et à l’efficacité de la Police Républicaine.
Les reformes ont touché pratiquement tous les secteurs et les résultats obtenus ont permis d’améliorer tous les indices macroéconomiques et de faire avancer significativement le pays. La vision et la gouvernance du Président Patrice Talon a permis d’avoir des résultats tangibles. Les lignes ont bougé positivement au Bénin, malgré la crise sous régionale et à l’international. Le tableau est saisissant et indique que le Talonisme, comme modèle de gouvernance, peut permettre d’enclencher un réel processus de développement et de sortir des sentiers battus. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les chiffres macroéconomiques de ces dernières années. En effet, la croissance devrait se stabiliser à 6,2 % entre 2024 et 2026, avec une moyenne de 3,5 % par habitant, grâce à l’investissement et à l’expansion de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Les efforts d’assainissement budgétaire ont été couronnés de succès en 2023, grâce à l’adoption de mesures fiscales novatrices et à la maîtrise des dépenses publiques.
En 2023, l’économie béninoise a maintenu une forte dynamique de croissance. Les principales forces motrices ont été les industries des boissons (+14,7%) et les télécommunications (+9,2%) du côté de l’offre, et les investissements publics et privés (+16%) du côté de la demande. L’inflation a doublé au cours de cette année, comme signalé plus haut, en raison de la hausse des prix du carburant de contrebande, tout en restant inférieure à la norme de convergence de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) de 3%.
Pour faire face aux effets persistants des crises récentes (pandémie de COVID-19, guerre en Ukraine) et pour financer les infrastructures (routes, ports, assainissement urbain, énergie), le gouvernement a maintenu les dépenses publiques à 19,3% du PIB en 2023, légèrement inférieur aux 19,8 % de 2022. Les recettes publiques sont passées de 13,8 % du PIB en 2022 à 14 % en 2023. Le déficit budgétaire est en légère baisse par rapport à celui de 2022, et a été financé par la dette publique. L’encours de la dette publique est passé de 46,1% du PIB en 2020 à 53,8 % en 2023. Selon le FMI, le surendettement était modéré à la fin de l’année 2023. Le déficit du compte courant a reculé en 2023, grâce à la stabilisation des prix à l’importation. Le secteur financier a continué à se développer, le crédit au secteur privé ayant augmenté de 9 % en 2023 après une hausse de 21,4 % à la fin de 2022.
Le taux de pauvreté est passé de 38,5 % en 2019 à 36,2 % en 2022, selon l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSTAD). Cette amélioration est le résultat de l’investissement dans les progrès vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Le démarrage de plusieurs unités de production industrielle et l’accélération des projets d’infrastructure publique devraient maintenir la croissance à un niveau élevé de 6,5 % en 2024 et de 6,2 % en 2025. L’inflation devrait rester inférieure à 3 % à court terme. Grâce aux réformes visant à améliorer l’administration fiscale, le déficit budgétaire devrait continuer à diminuer pour atteindre 3 % en 2025. Le déficit du compte courant devrait se contracter pour atteindre 4,4 % en 2024 et 4,2 % en 2025 grâce à l’augmentation des exportations de produits manufacturés.
Au cours de la dernière décennie, la structure de l’économie a légèrement évolué. Par exemple, la part des services est passée de 44,6% du PIB en 2003 à 51,6 % en 2022 et celle de l’agriculture est restée stable à 29,6%.
Entre 2021 et février 2024, les autorités publiques ont levé 1,67 milliard de dollars sur les marchés internationaux des capitaux. L’accès aux marchés de capitaux a été facilité par des instruments tels que la garantie partielle de crédit 195 millions d’euros du Fonds Africain de Développement de la Banque Africaine de Développement (BAD), permettant au Bénin d’obtenir 350 millions d’euros à des conditions favorables en 2023.
L’économie béninoise devrait enregistrer une croissance de 6,2% en moyenne par an entre 2024 et 2026, grâce notamment à la hausse des investissements et l’expansion de la GDIZ, une zone industrielle située à Abomey-Calavi à 45 km de la ville de Cotonou et dédiée à la transformation locale de produits agricoles tels que le coton, les noix de cajou, l’ananas, les noix de karité, a estimé la Banque Mondiale. L’institution a également indiqué dans la 2è édition de son rapport sur les perspectives économiques du Bénin que les efforts d’assainissement budgétaire déployés en 2023 ont permis de ramener le déficit budgétaire à 4,1% du PIB, soit le niveau le plus bas depuis 2019, et en baisse par rapport aux 5,5% de 2022. Cela est dû à un accroissement des recettes totales de 0,7% pour atteindre 15% du PIB, tandis que les dépenses publiques ont diminué de 0,6% pour se situer à 19,2% du PIB. L’assainissement budgétaire devrait se poursuivre à moyen terme, le déficit budgétaire diminuant encore pour atteindre 2,7% du PIB, d’ici 2026.
Aussi, après une nette augmentation sur la période 2019-2022 (+13 pts de PIB), la dette publique s’est stabilisée en 2023 autour de 54,5% du PIB et devrait entamer une tendance baissière dès 2024 à 53,9% du PIB, pour atteindre 51,3% du PIB en 2026. En février 2024, le Bénin a émis un Euro bond de 750 millions de dollars.
Pour avoir ce résultat, Patrice Talon a pris le temps d’établir un diagnostic contenu dans son projet de société, et reverser par la suite dans les Programmes d’Action du Gouvernement (PAG) 1 et 2. Dans les deux PAG (2016-2021 / 2021-2026), on note clairement une volonté contre les errements et l’immobilisme. La lutte contre la pauvreté, à travers les filets sociaux productifs, le microcrédit Alafia et d’autres programmes de soutien aux couches vulnérables, la formation technique et professionnelle, la priorité donnée aux questions liées à l’agriculture, la santé, l’énergie et l’eau, le renforcement de la lutte contre les violences faites aux femmes, la promotion de la femme dans les domaines économique, politique, social, juridique et culturel tant dans la sphère publique que privée, la protection des personnes handicapées, l’assainissement des finances publiques, la transparence et la rigueur dans la gestion budgétaire, les moyens déployés pour valoriser les secteurs de l’artisanat et du tourisme, la protection des enfants et des filles, la scolarisation et le maintien des filles à l’école, les réformes opérées dans l’organisation des concours d’entrée à la fonction publique, l’amélioration dans la gouvernance des universités publiques, la généralisation de l’e-service, le projet ARCH et ses avantages, la promotion de l’emploi des jeunes avec le PSIE. Rien n’est laissé en rade pour permettre d’atteindre des résultats qui aujourd’hui ne laisse aucun Béninois indiffèrent, même s’il reste beaucoup de chose à faire.
La vision, le style et les moyens de mise en œuvre peuvent parfois paraître difficile, mais les Béninois semblent désormais de plus en plus nombreux à se convaincre que cette méthode, bien qu’impopulaire par endroit, est le prix à payer pour changer en profondeur le pays. Le Talonisme constitue un chemin qui peut aider à modifier les paradigmes pour obtenir le plein développement au bout du rouleau. C’est vrai qu’on ne développe pas un peuple mais un peuple se développe mais faudrait-il trouver quelqu’un qui trace le chemin et qui réussit à convaincre les autres à l’emprunter. C’est vrai aussi qu’on peut aligner mille wagons, il faut absolument une locomotive pour que ça bouge. C’est cet ensemble composé de vision, de volonté, de conduite, de rigueur et de style lié à la personne de Patrice Talon que j’appelle le Talonisme pouvant être implémenter dans les pays africains et qui peut les aider à sortir des sentiers battus. Pris comme un modèle continental, le Talonisme acclimaté selon les réalités de chaque Etat, peut aider à se prendre réellement en charge et à quitter le joug du néocolonianisme. Le développement ne se fait pas avec des incantations mais brique par brique. Le Talonisme a permis de produire des résultats quitte à aller beaucoup plus loin. Pour les résultats obtenus au bout de huit (08) ans, c’est rassurant pour la suite si la ligne tracée est suivie et si l’allure obtenue se confirme. L’Afrique peut bien avoir son modèle de développement, le Talonisme en est un, c’est ce que je crois.
Par extension, le Taloniste est une personne qui s’inspire de Patrice Talon, de sa politique, de ses idées, de sa vision, de son style, de sa ligne et de son œuvre.
QUI EST PATRICE TALON ET QUEL EST SON PARCOURS
Né le 1er mai 1958 à Abomey dans le département du Zou, Patrice Talon est originaire de deux grandes villes historiques du Bénin, Ouidah de par son père, Pierre Talon, un cheminot et Abomey de par sa mère qui est issue de la famille Guédégbé. Il a fait une partie de son enfance dans la ville capitale, Porto-Novo et débute ses études à Cotonou. Patrice Talon a poursuivi sa scolarité à Dakar où il obtient un baccalauréat scientifique. Il y poursuit ses études en mathématiques et sciences physiques à la Faculté des Sciences de l’Université de Dakar. Durant son parcours universitaire, il remporte un concours de pilote de la compagnie aérienne Air Afrique. Il se rend en France pour poursuivre sa formation à l’École nationale d’aviation civile (Enac), située à Toulouse.
Patrice Talon ayant une appétence pour les affaires, se lance à Paris dans la commercialisation d’emballages et de produits agricoles. Ainsi débute, en 1983, ce qui sera par la suite, la pierre angulaire du Groupe Talon. Depuis 1985, Patrice Talon a mis en place progressivement au Bénin et dans plusieurs autres pays de l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Mali, Sénégal…) un tissu industriel d’envergure axé sur la distribution d’intrants agricoles (engrais, herbicides, pesticides).
Homme d’affaire rigoureux et précautionneux, il a su très tôt saisir toutes les opportunités s’offrant à lui. C’est ainsi que le Groupe Talon s’est diversifié dans la filière coton, dans le transit, la logistique (favorisant l’importation et exportation de divers produits agricoles commercialisés) et dans la prise de participation au sein de sociétés à fort potentiel. L’émergence de toutes les activités entreprises par l’homme d’affaires a fait de ce dernier, l’un des plus grands opérateurs économiques du Bénin et d’Afrique. Ses activités ont atteint un niveau très élevé au Bénin jusqu’à ce qu’en 2011, Patrice Talon est devenu le premier investisseur et employeur dans le secteur privé au Bénin après l’Etat.
Patrice Talon s’est très tôt invité dans le débat politique béninois parce que de sources renseignées, il estime qu’en tant qu’opérateur économique, il ne peut s’exclure dudit débat, puisque l’économie et la politique se tutoient et constamment.
Dans le cadre de la démocratie et de sa position d’opérateur économique d’un niveau supérieur, l’implication de Patrice Talon dans le débat politique et son appui à la classe politique, toutes tendances confondues, sont pour lui, le mieux à faire pour entretenir la compétition politique et contribuer à la démocratie en construction au Bénin. Homme d’affaires de pointe, il a joué sur les deux (02) grands tableaux qui tiennent l’Etat à savoir, l’économie et la politique.
Habitué donc de l’espace politique, c’est tout naturellement qu’il s’est porté candidat aux élections présidentielles de 2016 avec pour slogan « Le Nouveau Départ ». Il proposa un mandat de rupture, de transition, de relance économique, et de réformes notamment politiques afin d’impulser une nouvelle dynamique en République du Bénin. Pour lui, une équipe de dirigeants bien inspirés et compétents est capable de mettre en œuvre avec succès un programme de relance rapide du développement dans un environnement apaisé de démocratie et de liberté.
Au premier tour de ces élections, il arrive en seconde position juste derrière le Premier Ministre sortant, Lionel Louis Zinsou. Le soir du 20 mars 2016, grâce notamment au soutien de l’homme d’affaires Sébastien Adjavon, arrivé troisième au premier tour, Patrice Talon remporte le second tour des présidentielles de 2016 avec 65,37 % contre 34,63 % pour Lionel Louis Zinsou, son challenger. Investit le 06 avril 2016, il rentre officiellement dans ses fonctions républicaines.
En 2021, il se présente aux élections présidentielles pour un second mandat. Le scrutin se tient dans un contexte particulier où l’opposition accuse le régime d’autoritarisme et de restrictions de la démocratie. Face à Patrice Talon et sa colistière Mariam Chabi Talata épouse Zimé, deux (02) candidats, Alassane Soumanou Djimba et Corentin Kohoué avec leurs colistiers respectifs, Paul Hounkpê et Iréné Agossa. Patrice Talon l’emporte dès le premier tour du scrutin avec 86,3% contre 11,4% pour Alassane Soumanou Djimba et 2,3% pour Corentin Kohoué.
Marié à Claudine Gbénagnon, Patrice Talon est père de deux (02) enfants, Lionel Talon et Karen Talon.
Moukaram A.M. BADAROU
Ancien Préfet des Départements de l’Ouémé et du Plateau
Président de la Fondation Conscience Citoyenne
