L’administration publique béninoise franchit une nouvelle étape décisive dans sa quête d’efficacité et de transparence. Ce lundi 12 octobre 2026, le gouvernement a officiellement lancé le Prix national de la simplification administrative. Portée conjointement par le ministère du Budget et de la Fonction publique et le ministère de la Transformation digitale et de l’Innovation, cette initiative présidentielle vise à associer directement les usagers et les agents publics à la transformation de l’appareil étatique.
Face aux tracasseries bureaucratiques résiduelles, aux délais de traitement parfois longs et à la lourdeur des circuits papier, ce concours national ambitionne de recueillir des solutions innovantes pour réduire l’usage du papier, raccourcir les procédures et limiter les déplacements physiques. L’initiative s’inscrit pleinement dans le principe du dites-le-nous une fois, qui prône l’interopérabilité des bases de données pour éviter aux citoyens de fournir de façon répétée les mêmes pièces justificatives. Elle soutient l’objectif national d’atteindre 100% de services administratifs en ligne à l’horizon 2030.
Le dispositif se veut hautement inclusif. Il s’adresse d’une part aux agents de l’administration publique en service dans les ministères, institutions et services déconcentrés qui connaissent de l’intérieur les rouages bureaucratiques. Il s’adresse d’autre part aux citoyens, entreprises, associations et cabinets de recherche confrontés au quotidien aux procédures.
Le calendrier officiel prévoit une ouverture de la plateforme dédiée dès le 15 octobre 2026 pour la préparation des dossiers. La période de dépôt effectif des propositions en ligne s’étendra ensuite du 29 octobre au 12 novembre 2026.
Un jury pluridisciplinaire d’experts évaluera les dossiers selon des critères stricts de pertinence, de faisabilité technique et budgétaire, ainsi que d’impact mesurable sur le quotidien des usagers. Les meilleures contributions seront récompensées à travers plusieurs distinctions et bénéficieront d’un accompagnement institutionnel pour leur mise en œuvre concrète au sein de l’administration.
Marie-Immaculée VODOUNSI
