le mardi 21 mars 2017, le vote de la loi, fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement, de la main d’œuvre, et de la résiliation du contrat de travail en République du Bénin, adoptée au Palais des Gouverneurs à Porto- Novo, avait suscité en son temps, de vives réactions au sein de la population béninoise, plus particulièrement, dans le monde Syndicaliste. Le Président de l’Assemblée Nationale, Louis Vlavonou, au cours d’une émission par le canal d’une chaîne de télévision de la place, a levé un coin de voile sur les intentions visées par les députés de la 7ème législature en votant cette loi.
C’est un véritable calvaire que vit une Entreprise qui possède en son sein, un personnel paresseux, ou même, un du personnel qui ne veut rien faire dans l’Entreprise. Voici des gens ou quelqu’un qui se fait recruter et adhère aux conditions du contrat ayant défini sa part de prestation à exécuter au sein de l’Entreprise. Mais une fois recruter et le contrat signé, il devient paresseux et ne veut plus respecter sa part du contrat, mais c’est lui qui se pointe le premier à la fin du mois pour percevoir. A une telle allure, l’Entreprise, sensée créée de la richesse pour nourrir l’intérieur (le personnel ndlr) comme l’extérieur, c’est-à-dire, la clientèle, ne pourra pas avoir la coudée franche pour réussir et n’aura plus autre alternative que de fermer. Or, ce sont ces entreprises qui sont véritables pourvoyeurs d’impôts et taxes aux charges de l’État, selon, amples explications de Louis Vlavonou.
Le pire est que, par manque de satisfaction de la présence de l’employer paresseux, toute tentative de renvoi de ce dernier entraine une traduction de l’Entreprise devant les tribunaux, créant encore et davantage de soucis et de ruine.
Pour corriger le tir, le Président Louis Vlavovou a affirmé que le parlement a été dans la stricte obligation à travers la loi sur l’embauche de prendre << des mesures incitatives pour permettre à l’entreprise de produire >>. l’Entreprise, à travers cette réforme vit et se trouve désormais dans un état de bonne santé, non seulement pour son personnel, mais aussi, vis-à-vis de l’État et de la communauté toute entière. Pour lui, << toute réforme est difficile. Aujourd’hui l’entreprise qui veut s’installer n’a plus peur de s’installer parce que l’entreprise sait que lorsque vous embauchez quelqu’un et la personne ne répond plus au profil ou ne peut plus faire d’efforts, vous pouvez la changer et prendre une autre personne >>.
Certes, la réforme arrange l’employeur et lui permet d’avoir une épée de Damoclès sur la tête du travailleur, mais l’autre revers qui apparaît encore et plus bénéfique et avantageux pour tout le monde dans l’entreprise, est que, ça augmente la productivité, la richesse et prospérité de l’Entreprise. La richesse et prospérité produite est en fin de compte, partagée par tous les contributeurs à l’avènement de cette prospérité. De l’autre côté, par cette richesse, l’État y trouve aussi son compte et lui permet d’avoir des impôts et taxes pour développer le pays. << Nous n’avons pas de pétrole, nous n’avons rien, nous n’avons pas de richesse de sous-sol, c’est sur les taxes que nous fonctionnons >>, a précisé Louis Vlavonou. D’où la nécessité de créer assez d’entreprises et de faire pérenniser celles déjà installées et en place. Or, pour véritablement en arriver là, ce sont les mesures incitatives qui ne pourront que donner la certitude et la confiance aux entreprises, de venir s’installer au Bénin.
Cette loi sur l’embauche votee en 2017, est souvent taxée de crisogène par les opinions. Selon le Président de l’Assemblée Nationale du Bénin, la nécessité de voter une loi pour le bien-être de tous dans un pays n’a rien avoir avec une quelconque pratique crisogène. << Ce sont des lois qui permettent aux entreprises de s’installer et de prospérer au lieu d’aller dans un autre pays. Ce que nous faisons c’est de lutter contre la corruption >>, a-t’il informé. Les députés restent des êtres humains, comme tout citoyen et ont des parents dans la société.Ils restent des élus du peuple et ne sont là que pot les intérêts de ce peuple. Ils ne sont pas animés de mauvaises intentions envers qui que ce soit. Leur seul souci, c’est le bien-être du peuple béninois et le développement du pays.
Aristocrate Goussikinde
