C’est un changement de décor et de style hautement symbolique pour la vie démocratique béninoise. Contrairement à la tradition, le nouveau chef de l’État, Romuald Wadagni, prêtera serment à Cotonou ce 24 mai 2026 au Palais des Congrès. Cet ajustement logistique majeur bouscule les habitudes, notamment pour offrir un cadre adapté aux nombreux invités de marque attendus.
Au-delà de la logistique, ce passage de témoin avec Patrice Talon place le nouveau président face à un immense défi politique : concilier l’héritage de la « Rupture » et les nouvelles aspirations du peuple. En tant qu’artisan clé des réformes économiques de la dernière décennie, Romuald Wadagni incarne naturellement la continuité des grandes œuvres de son prédécesseur. L’opinion publique attend de lui la consolidation de la rigueur budgétaire, la modernisation des infrastructures et le maintien de l’attractivité économique du Bénin.
Cependant, cette continuité suscite également d’immenses attentes sociales à travers tout le pays. Si les bases structurelles de l’économie sont désormais solides, la population espère fermement que ce nouveau septennat sera celui d’une redistribution plus inclusive. La lutte contre la vie chère, l’allègement du coût de la vie pour les ménages, l’emploi des jeunes et l’accès universel aux services de base comme la santé et l’eau potable sont les chantiers prioritaires sur lesquels le nouveau chef de l’État est attendu pour sceller son contrat de confiance avec les Béninois.
Marie Immaculée VODOUNSI
