L’éphéméride de l’Espoir : Mère Teresa

Née le 26 août 1910 à Skopje, dans l’actuelle Macédoine du Nord, Anjezë Gonxhe Bojaxhiu grandit au sein d’une famille albanaise pieuse qui lui transmet très tôt les valeurs de la charité et du partage. Ressentant une vocation religieuse dès l’adolescence, elle quitte son foyer à dix-huit ans pour rejoindre les Sœurs de Lorette en Irlande, où elle reçoit le nom de sœur Mary Teresa en hommage à s’ainte Thérèse de Lisieux.
Après avoir obtenu l’autorisation du Vatican et suivi une formation de base en soins infirmiers, elle fonde en 1950 la congrégation des Missionnaires de la Charité, vêtue de son célèbre sari blanc bordé de bleu. Elle ouvre son premier « mouroir », la maison Kalighat, pour offrir aux mourants de la rue une fin de vie digne et entourée d’amour, avant d’étendre son action aux lépreux, aux orphelins et aux victimes du sida à travers le monde.
Son engagement infatigable auprès des exclus lui vaut une reconnaissance internationale immense, couronnée par le prix Nobel de la paix en 1979, distinction qu’elle accepte au nom des « affamés, des nus et des sans-abri ». Malgré sa renommée mondiale, elle continue de vivre dans une simplicité absolue, voyageant sans relâche pour ouvrir de nouvelles missions malgré une santé déclinante marquée par des problèmes cardiaques chroniques.
Elle s’éteint le 5 septembre 1997 à Calcutta, à l’âge de 87 ans, recevant des funérailles nationales de la part du gouvernement indien, un honneur exceptionnel pour une religieuse étrangère. Béatifiée en 2003 par Jean-Paul II puis canonisée par le pape François le 4 septembre 2016, sainte Teresa de Calcutta laisse derrière elle des milliers de sœurs et de bénévoles qui poursuivent son œuvre humanitaire sur tous les continents.
L’héritage de Mère Teresa demeure celui d’une compassion radicale, prouvant que le plus grand mal n’est pas la pauvreté physique, mais le sentiment d’être rejeté, non aimé et abandonné de tous.

Flora HOUNSOUNOU

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