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L’éphéméride de l’Espoir : Le Président Samuel Nujoma

Samuel Shafiishuna Daniel Nujoma, dit Sam Nujoma, né le 12 mai 1929 à Ongandjera est un homme d’État namibien. Membre de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO) et considéré comme le père de l’indépendance, il fut le premier président de la Namibie, entre 1990 et 2005. Ses positions et la répression qu’il mène lors de la seconde partie de sa présidence l’ont fait parfois surnommé le petit Mugabe ou Mugabe light. Issu d’une famille de paysans, Sam Nujoma est l’aîné de dix enfants. Il garde les vaches et les chèvres mais à 17 ans, il quitte son village reculé du Nord pour s’installer dans la ville portuaire de Walvis Bay. Il vit chez une tante, dans un township, et découvre les discriminations dont sont victimes les Noirs. Il devient ensuite balayeur des chemins de fer près de la capitale, Windhoek, et rapidement syndicaliste, tout en suivant des cours du soir où il rencontre des militants indépendantistes. En 1959, il a aidé à organiser la résistance contre la politique d’apartheid et le déplacement forcé de la population vers le nouveau «township» de Katutura. Cette action a provoqué la mort de 12 innocents non armés et l’arrestation de Nujoma, qui a été accusé d’avoir organisé la résistance. Il a pris le chemin de l’exil en mars 1960, au Botswana, puis au Ghana et aux Etats-Unis, il a dû laisser derrière lui son épouse et ses quatre enfants. Peu de temps après, il a demandé, par télégramme, à être entendu comme pétitionnaire par la Quatrième Commission (décolonisation) des Nations Unies. Une réponse favorable lui a été envoyée au bureau de poste de Tanganyika, et, en juin 1960, il s’est rendu aux Etats-Unis pour présenter devant la Quatrième Commission une pétition demandant la fin de l’administration coloniale de l’Afrique du Sud en Afrique du Sud-Ouest. Après la fondation de la SWAPO (Organisation du peuple de l’Afrique du Sud-Ouest) en avril 1960, à Windhoek, M. Nujoma a été élu président du Mouvement in absentia. En mars 1966, suite aux affirmations sud-africaines, devant la Cour internationale de justice, selon lesquelles les Namibiens s’étaient exilés librement et pouvaient tout à fait rentrer dans le pays sans craindre d’être arrêtés, il a affrété un avion pour se rendre à Windhoek, accompagné de Hifikepunye Pohamba, secrétaire général de la SWAPO. Les deux hommes ont été arrêtés et emprisonnés dès leur descente d’avion avant d’être déportés vers la Zambie le lendemain. M. Nujoma a ensuite transporté clandestinement des armes d’Algérie en Zambie, d’où elles étaient ensuite acheminées vers le nord-ouest de la Namibie où la lutte armée avait commencé depuis le 26 août 1966. M. Nujoma a occupé le poste de commandant en chef des forces armées de la SWAPO jusqu’à leur dissolution en 1989. En 1971, M. Nujoma a été le premier dirigeant d’un mouvement de libération nationale africain à s’adresser au Conseil de sécurité des Nations Unies. De 1977 à 1978, il a présidé les négociations de la SWAPO qui ont abouti à l’adoption de la résolution 435 (1978) du Conseil de sécurité. Neuf ans plus tard, en mars 1989, il a signé l’accord de cessez-le-feu avec l’Afrique du Sud qui a permis la mise en œuvre de la résolution 435. A son retour d’exil, en septembre 1989, M. Nujoma a été accueilli comme un héros et, le 21 mars 1990, il a prêté serment comme président et commandant en chef des forces de défense de la nouvelle République indépendante de Namibie. Le président Nujoma a été réélu pour un second mandat le 21 mars 1995 et pour un troisième mandat le 21 mars 2000. Après avoir annoncé qu’il ne se présenterait pas pour un quatrième mandat, il se retire en 2005, cédant sans heurt le pouvoir à son successeur démocratiquement élu, Hifikepunye Pohamba. Il reste cependant à la tête du parti jusqu’en 2007. Pour avoir su mener son pays à l’indépendance, le président Nujoma a reçu plusieurs récompenses nationales et internationales ainsi que des diplômes honorifiques. Sam Nujoma est décédé le 8 février 2025 à Windhoek, à l’âge de 95 ans, après trois semaines d’hospitalisation, en raison de mauvaises conditions de santé.

Flora HOUNSOUNOU

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