L’éphéméride de l’Espoir : Le président Hage Geingob

Participation de Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, au forum du Global Gateway

Hage Gottfried Geingob, né le 03 août 1941 à Otjiwarongo est un homme politique namibien, membre de la SWAPO et militant anti-apartheid. Il est Premier ministre du 21 mars 1990 au 28 août 2002, et de nouveau du 4 décembre 2012 au 21 mars 2015, date à laquelle il accède à la fonction de président de la République qu’il exerce jusqu’à sa mort. Issu d’une famille de l’ethnie Damara à Otjiwarongo dans le Sud-Ouest africain alors sous tutelle de l’Afrique du Sud (au nord d’un territoire devenu ensuite la Namibie). Il passe son enfance dans le district de Grootfontein puis dans celui d’Otavi. Hage Geingob a étudié à l’Augustineum Training College de 1958 à 1961, mais a été brièvement exclu en 1960 pour avoir protesté contre la mauvaise qualité de l’éducation des Africains du Sud-Ouest africain. Son exclusion a été annulée et il a obtenu son diplôme d’enseignant, puis a travaillé à l’école primaire de Tsumeb pendant un an avant de démissionner pour poursuivre des études supérieures au Bechuanaland. Il a tenté sans succès de se rendre à Dar es Salaam via un vol affrété par l’ANC. En 1964, il s’est rendu aux États-Unis où il a étudié les sciences politiques, obtenant un diplôme en relations internationales de The New School en 1974. En 1963, il est devenu le représentant de la SWAPO. De 1964 à 1971, il a été le représentant de la SWAPO auprès des Nations unies, où il a activement œuvré pour la reconnaissance de l’organisation et le retrait du mandat de l’Afrique du Sud sur le Sud-Ouest africain. En 1972, il a rejoint le secrétariat des Nations unies pour les affaires politiques. En 1975, il a été nommé directeur de l’Institut onusien pour la Namibie, destiné à former les futurs cadres de la fonction publique namibienne. Hage Geingob, membre de la SWAPO, retourne en Namibie en 1989 après 27 ans d’exil. Il est élu président de l’Assemblée constituante, joue un rôle clé dans l’adoption de la Constitution, et devient le premier Premier ministre de Namibie en 1990, poste qu’il occupe pendant 12 ans. Après un passage au ministère du Commerce, il redevient Premier ministre en 2012, jusqu’à son élection à la présidence en 2015. Il a également été consultant pour UraMin, rôle qu’il affirme avoir déclaré. Il a été élu président de la Namibie en 2014 avec 86,73 % des voix, lors de la première élection présidentielle africaine par vote électronique. Son mandat a été marqué par un ralentissement de la croissance économique, mais il a affirmé l’indépendance de son pays vis-à-vis du FMI et de la Banque mondiale. Il a également lancé une réforme agraire pour redistribuer les terres agricoles et un programme de renouveau économique (NEEF). En 2018, il a instauré des mesures de réduction des dépenses publiques, notamment en limitant les voyages ministériels. Hage a été nommé président de la SADC en août 2018 et a joué un rôle de médiateur dans les élections congolaises en décembre de la même année. Réélu président de la Namibie en novembre 2019 avec un score en baisse (56,3 %), il a fait face à une forte concurrence, notamment de Panduleni Itula, un candidat dissident de son propre parti. Son parti, la Swapo, a conservé la majorité à l’Assemblée nationale, mais n’a pas atteint les deux tiers. Il a également dénoncé l’inégalité d’accès aux vaccins contre la Covid-19 à l’ONU, qualifiant cette situation d’« apartheid vaccinal ». Hage Gottfried Geingob est décédé d’un cancer le 4 février 2024 à l’âge de 82 ans, devenant le premier président namibien à mourir en fonction. Son vice-président, Nangolo Mbumba, a assumé la présidence jusqu’à l’investiture de Netumbo Nandi-Ndaitwah, élue en 2024.

Flora HOUNSOUNOU

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