L’éphéméride de l’Espoir : Empereur Augustin Ier

Agustín de Iturbide y Arámburu, né le 27 septembre 1783 à Valladolid en Nouvelle-Espagne, aujourd’hui Morelia (État de Michoacán de Ocampo, Mexique) est un militaire et un homme politique mexicain, héros de l’indépendance du Mexique qui fut proclamé empereur du Mexique en 1822 sous le nom d’Augustin Ier. Issu d’une famille de grands propriétaires terriens, Augustin de Iturbide penche tout naturellement vers le loyalisme à l’égard de l’Espagne. Il étudie au séminaire catholique appelé Colegio de San Nicolás à Valladolid, inscrit dans le programme pour les fonctionnaires laïques, bien qu’il ne fût pas un étudiant distingué. Après cela, il travaille comme un surveillant dans l’une des haciendas de sa famille pendant une courte période, découvrant qu’il est un très bon cavalier. Dans son adolescence, Iturbide intègre l’armée royaliste, ayant été accepté comme un criollo. Il est commissionné en qualité de sous-lieutenant dans le régiment provincial. En 1806, il est promu au rang de lieutenant à plein titre. Officier, il réprime dans le sang le soulèvement de septembre 1810, provoqué par l’appel aux armes du curé Miguel Hidalgo en vue d’arracher l’indépendance du Mexique. Au cours des premières étapes de la guerre pour l’indépendance du Mexique, Iturbide est membre de l’armée royaliste combattant les insurgés indépendantistes. Plus tard, pendant le triennat libéral en Espagne, il est nommé commandant de l’armée royaliste pour combattre Vicente Guerrero, chef des rebelles dans la Sierra Madre del Sur. Opposé à la mise en place de la Constitution de Cadix, il s’allie avec les forces insurgées de Guerrero. Il proclame le plan d’Iguala le 24 février 1821. Plus tard, en août de la même année, il signe le traité de Córdoba avec le vice-roi Juan O’Donojú, ce qui lui permet de proclamer l’indépendance du Mexique le 27 septembre 1821. Dès le lendemain, il prend la tête du Conseil de régence en tant que président. Le 19 mai 1822, il est proclamé empereur constitutionnel par le Congrès, qui vote officiellement la mise en place d’une monarchie constitutionnelle : le Premier Empire. Il est couronné le 21 juillet 1822. Bien que le règne d’Iturbide ait été de courte durée, il marque le début des luttes politiques entre les libéraux fédéralistes et les conservateurs centralistes. Le 1er février 1822, déçu par Augustin Ier, le général Antonio López de Santa Anna proclame le plan de Casa Mata, qui demande le rétablissement du Congrès tout en garantissant la sécurité personnelle de l’empereur et celle de sa famille. En conséquence, les bourbonistes (partisans du roi Ferdinand VII) et les républicains unissent leurs forces pour soutenir le renversement d’Iturbide. En février 1823, l’empereur cède et décide d’abdiquer en mars 1823 et s’exile en Europe. En son absence, le Congrès le déclare « traître » et lui interdit le séjour sur le sol mexicain. Soutenu par de nombreux partisans, Iturbide rentre au Mexique le 14 juillet 1824 et revendique le pouvoir. Après avoir débarqué à Soto la Marina (Tamaulipas) avec quelques hommes, il propose la restauration de l’Empire et une nouvelle constitution. Mais il est arrêté par les forces républicaines, jugé par un tribunal militaire, il est fusillé par les autorités locales le 19 juillet 1824 à Padilla (Tamaulipas). Trois balles l’ont frappé, dont l’une a porté le coup fatal. Après cela, la famille de l’empereur, présente avec lui lors de son retour, sont de nouveaux exilés. Les derniers fidèles d’Iturbide sont également arrêtés afin de mettre définitivement fin à l’épopée impériale. En 1838, ses restes mortels sont transférés à Mexico et enterrés avec les honneurs dans la chapelle de San Felipe de Jesús de la cathédrale métropolitaine de Mexico, où ils sont exposés dans une urne de verre.

Flora HOUNSOUNOU

Quitter la version mobile