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La proposition de destitution d’Emmanuel Macron : La procédure rejetée

French President Emmanuel Macron reviews the troops during a national homage to late French actor Michel Bouquet at the Hotel des Invalides in Paris on April 27, 2022. - Michel Bouquet, a legend of French stage and screen known for his collaborations with new wave directors Francois Truffaut and Claude Chabrol, died on April 13, 2022 at the age of 96. (Photo by Francois Mori / POOL / AFP)

La procédure de destitution du président Macron, portée par La France insoumise (LFI), a été largement rejetée ce mercredi 02 octobre en commission des lois de l’Assemblée nationale. La démarche avait très peu de chances d’aboutir, la gauche étant minoritaire en commission. Sur les 69 députés présents, 54 ont voté contre et 15 en faveur de la procédure. Dominée par des élus de la majorité présidentielle (Renaissance) et de la droite, la commission n’a pas permis au texte de franchir cette étape décisive. Selon les informations, la loi prévoit que l’examen du texte dans l’hémicycle commence au plus tard le 13e jour qui suit le vote de la commission des lois. Il reviendra toutefois à la conférence des présidents de l’Assemblée de trancher sur la date de son examen. Les chances que la destitution d’Emmanuel Macron soit discutée devant l’ensemble des députés semblent toutefois minces. Seuls les députés de LFI, ainsi que certains communistes, écologistes et socialistes, soutiennent timidement la procédure. La majorité des groupes politiques, y compris les députés de la majorité présidentielle et de la droite, s’y opposent fermement. Si la Conférence des présidents venait à inscrire le texte à l’ordre du jour, il est probable que la résolution soit rapidement rejetée lors du vote en hémicycle. Même en cas de vote positif, la procédure nécessiterait un passage devant le Sénat, où la majorité de droite et du centre rend improbable l’aboutissement de la destitution. Dans le camp présidentiel, l’ex-Premier ministre et chef des députés Renaissance Gabriel Attal a déclaré lors de la réunion du bureau de l’Assemblée que « cette motion et ce débat (sont) une déclaration de guerre à nos institutions », qualifiant ses auteurs d' »agents de déstabilisation permanente ».

Flora HOUNSOUNOU

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