Le programme de relogement et de réaménagement de la berge Est de la lagune de Cotonou s’accélère. Ce mercredi, dans les locaux de la mairie du 3ᵉ arrondissement, une deuxième vague de sinistrés a reçu des chèques de dédommagement, marquant une étape cruciale dans la libération de ce domaine public et sa future valorisation. Un total de 538 occupants, recensés en amont par les autorités, sont concernés par cette opération. Les bénéficiaires présents ont exprimé leur soulagement et leur gratitude. « C’est une aide importante pour nous », a confié un des récipiendaires. Cette démarche de l’État vise à compenser la perte de leurs installations, qu’elles soient précaires ou en dur, suite à la décision prise en Conseil des ministres le 30 juillet 2025. Pour Ghislain Hounnou, Directeur général du développement urbain, l’initiative répond à des impératifs d’assainissement et de sécurité. Il a rappelé que la berge lagunaire est un domaine public inaliénable. Le préfet du Littoral, Alain Orounla, a salué la collaboration des populations, qui ont spontanément commencé à libérer les lieux après les campagnes de sensibilisation. Il les a encouragées à faire bon usage de cette compensation financière. Le montant des chèques a été ajusté en fonction de la nature des constructions. Les occupants de bidonvilles ont reçu 200 000 FCFA, tandis que les propriétaires de bâtiments en dur ont pu bénéficier de jusqu’à 3 millions FCFA, illustrant l’effort financier significatif de l’État. Les dossiers des autres occupants sont en cours de traitement pour que toutes les personnes concernées puissent être indemnisées. Au-delà de cette assistance sociale, l’objectif du projet est de transformer la berge de Cotonou. Une fois assainie, elle sera aménagée pour devenir un espace propre, sécurisé et, à terme, propice au développement touristique. Cette opération allie ainsi protection du domaine public et accompagnement social, posant un jalon important pour l’avenir urbain de la capitale économique béninoise.
Flora HOUNSOUNOU
