MONDESANTE

La banane, espèce en voie d’extinction

C’est le premier fruit consommé au monde, et comme il pousse rarement des bananiers dans les campagnes françaises, on l’importe (en masse). Côte d’Ivoire, Équateur, Costa Rica, Inde, Philippines… Ça fait beaucoup de bananes dans le monde. A priori, pas de quoi s’inquiéter. Sauf que toutes ces bananes sont en fait une seule et même banane. Elle s’appelle la Cavendish et si cette variété disparaît, ce sont toutes les bananes de notre consommation qui s’en vont avec elle.

Une seule variété importée

La Cavendish n’est pas la seule banane au monde. En tout, il existe plus de 1.000 variétés. Mais celle qu’on importe dans tous les pays occidentaux, c’est elle –et à l’échelle globale, elle représente tout de même près de la moitié de la production. Qu’elle soit bio ou pas, sa composition génétique ne change pas. Pire, puisqu’elle a trois chromosomes, elle ne peut pas s’adapter génétiquement aux modifications de son environnement telles que les épidémies. Autrement dit, si une banane Cavendish a une maladie, toute l’espèce dans les plantations du monde entier se retrouve menacée. Et c’est précisément ce qui est en train de se passer.

Deux fléaux pèsent sur cette variété. Le premier, la cercosporiose noire, est une maladie provoquée par un champignon, qui réduit les rendements de 30 à 50%. Le deuxième est plus grave: il s’agit d’une mutation d’un champignon qui avait déjà exterminé toutes les bananes de nos grands-parents, les bananes Gros Michel, dans les années 1950. La fusariose, elle, détruit complètement les plants de banane en quelques mois, et empêche de replanter quoi que ce soit pendant des décennies. Pour l’instant cantonnée aux pays asiatiques, il suffit qu’elle atteigne les Caraïbes et l’Amérique latine pour que la Cavendish soit condamnée.

Des épidémies, il y en a toujours eues, la preuve avec la Famine de la pomme de terre en Irlande au XIXe siècle. Néanmoins, celles-ci préoccupent encore plus les agronomes, qui ont constaté que le risque d’infection avait augmenté de 44% depuis les années 1960. En cause: l’augmentation des températures qui forment des conditions d’humidité plus propices au développement du champignon.

Impasse de la banane

L’uniformité des bananes Cavendish a fait son succès: toutes mûrissaient, répondaient aux pesticides, évoluaient de la même façon. C’est maintenant dans sa diversité génétique que réside la rédemption de la banane.

Une des solutions ne fait pas l’unanimité. Si les outils actuels du génie génétique sont suffisamment puissants pour déceler quel gène est affecté par l’une ou l’autre des maladies et par quoi le remplacer, qui veut d’une super-banane transgénique? Il y a bien sûr des techniques de plus en plus développées, en particulier l’édition du génome (ou CRISPR) qui introduit de nouveaux caractères végétaux en réécrivant directement le code génétique des plantes. Mais le débat d’opinion fait obstacle.

La culture étagée (plusieurs cultures en même temps) couplée à une rotation des cultures (plusieurs culture qui se suivent) pourrait aussi améliorer la résistance des bananes à plus long terme que les OGM.

Pour être sauvée, la banane devra dans tous les cas sortir d’une monoculture intensive. Et pour cela, il nous faudra accepter qu’un fruit qui vient de l’autre côté de la planète coûte un peu plus d’un euro le kilo.

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Bonne affaires

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