Invité de l’émission Zone Franche de la Télévision Canal 3: Moukaram A.M. Badarou rassure (Membre du Bureau politique de l’UP-R et Président de FCC, il dit que les élections générales vont bien se passer)

Ce dimanche 1er juin 2025, Moukaram A.M. Badarou, membre du Bureau politique du parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et Président de la Fondation Conscience Citoyenne (FCC), était l’invité de l’émission dominicale Zone Franche de la Télévision canal 3. Il a été reçu par les journalistes Franck Ahounou et Eric Guédénon.
Répondant aux questions des journalistes au sujet de ses deux derniers livres, l’ancien Préfet de l’Ouémé Plateau a signifié que l’un des livres porte sur Le Talonisme : un modèle de développement pour l’Afrique et le second porte sur l’Echec des partis politiques : les réformes étaient nécessaires, des efforts restent à faire.
Sur le premier, il estime que le Président Patrice Talon est au centre de la vie socio-politique béninoise depuis 2016. Que son action politique, en bonne et due forme, a débuté avec sa candidature et son élection à la présidence de la République en 2016. Depuis son investiture le 06 Avril 2016, il est l’un des dirigeants Béninois qui a le plus marqué l’histoire politique du pays ces dernières années par sa vision du pouvoir et sur les questions de développement. Sa ligne politique, sa vision et ses qualités personnelles de leadership ont retenus l’attention de l’essayiste et homme politique Moukaram A.M. Badarou , Président de la Fondation Conscience Citoyenne. Dans ce livre, il parle du Talonisme comme modèle qui peut aider les pays africains à sortir de l’ornière. Il a tenté de théoriser sur la politique menée par le Président Patrice Talon et qui, selon lui, ont permis d’avoir des résultats irréfutables qui ont permis au Bénin de prendre résolument et dans la durée, la route du développement. Dans cet ouvrage, il montre que cette politique socio économique menée à la tête du Bénin et qui a permis de faire bouger les lignes pourrait être une solution applicable pour beaucoup de pays africains, il suffira de l’acclimater. Le titre de l’ouvrage est LE TALONISME, un modèle de développement pour l’Afrique. Moukaram A.M. Badarou a dit que les caractéristiques de la politique socio-économique menée par le Président Patrice Talon et les résultats auxquels il a abouti retiennent l’attention de plus d’un au point où il a décidé d’en faire une théorie qui à son avis, peut inspirer d’autres dirigeants africains soucieux de la restauration de l’autorité de l’État dans leurs pays et pour amorcer concrètement du développement. Selon l’invité de l’émission, LE TALONISME est une vision dont le fil directeur est la révélation qualitative du Bénin, dans une Afrique à la recherche de ses repères et qui doit se battre, par ses propres stratégies, pour son développement. Il dit que dans cet ouvrage, il est question de la politique menée par Patrice Talon à la tête de l’Etat béninois et qui a donné concrètement de résultats porteurs . Il insiste que, LE TALONISME est une méthode et un contenu politique qui peut servir de modèle de développement pour l’Afrique. La gouvernance publique, telle que pratiquée par Patrice Talon, tranche avec ce à quoi on est habitué dans la plupart des pays africains. Une gouvernance sans langue de bois et sans populisme. Une gouvernance courageuse axée sur le mérite, le réalisme et la réalité. Du doute ou de l’anxiété, on n’est passé à la phase de l’effectivité et des choses concrètes. Des marquettes dont beaucoup se sont moqués même, on est passé aux réalisations au point d’atteindre des niveaux qui, aujourd’hui forcent l’admiration de plus d’un et démontrent à plus d’un titre, que quand on veut, et qu’on y met la méthode, on peut. Les résultats obtenus au bout de huit (08) ans d’exercice du pouvoir d’Etat, permettent de croire que, par extrapolation, à la fin du second quinquennat de Patrice Talon, sa méthode de gouvernance aura permis de faire avancer significativement le Bénin. Cette façon de faire, acclimatée selon les réalités de chaque pays, peut permettre de faire bouger les lignes dans les pays africains et de les sortir définitivement des sentiers battus. Cette gouvernance, dans son application rigoureuse et réaliste, peut à ne point douter, propulser les pays africains vers le chemin du développement. Les pays africains accusent aujourd’hui un retard qu’il faut absolument rattraper. Les modèles de développement, ce n’est pas toujours loin qu’il faut aller les chercher. Très souvent même, ils ne cadrent pas avec les réalités africaines, ce n’est pas le cas du Talonisme qui tire sa source des contingences africaines.
La gouvernance de Patrice Talon est difficile et impopulaire mais à y voir de près, avec beaucoup de détachement et d’intelligence, on se rend compte qu’elle est nécessaire et utile pour amorcer le développement. Sören Kierkegaard a raison quand il affirme que: « Ce n’est pas le chemin qui est difficile, mais c’est le difficile qui est le chemin ». Oui, il a raison, parce que les efforts et les sacrifices de tout un peuple sous la houlette de Patrice Talon à travers sa vision et sa méthode de gouvernance, ont permis d’obtenir des résultats convaincants. Ce n’est pas que « Tout va très bien madame la Marquise », mais parce que globalement, les résultats sont largement au-dessus de la moyenne et encrés dans une possibilité de pérennisation.
C’est sur cette gouvernance inspirée du leadership de Patrice Talon que l’auteur a voulu théoriser en le consignant dans un livre qui pourrait servir plusieurs acteurs politiques et de développement. A l’heure où beaucoup de pays de par le monde se battent pour avancer, le Bénin, les pays africains n’ont aucune raison de continuer par tourner en rond. Le monde bouge, le continent africain doit bouger aussi. On ne se développe pas à partir des incantations mais absolument par le travail et un travail bien fait. Le Talonisme peut y contribuer et il est un néologisme politique que l’auteur rattache à Patrice Athanase Guillaume Talon, Président de la République du Bénin depuis le 06 avril 2016. L’idée lui serait venue du fait de la capacité impressionnante de l’homme dans la conduite des affaires publiques. Du fait de l’importance des initiatives prises au sommet de l’Etat en droite ligne du projet de société du candidat qu’il était. Du fait des résultats tangibles obtenus à partir de sa capacité à conduire les affaires de l’Etat.
Le second livre de l’invité porte sur l’Echec des partis politiques, les réformes étaient nécessaire, des efforts restent à faire. Il a parlé de l’échec des partis politiques dans le processus démocratique en Afrique , le cas du Bénin où il estime que trente cinq (35) après la conférence nationale, la situation des partis politiques n’est pas du tout reluisante. Près de trois cents (300) formations politiques où la plus part sont sans idéologies et sans réelles convictions auprès des militants. Il fait observer que les formations politiques n’ont pas d’envergure nationale et sont pour la plupart confiné dans de département, commune, arrondissement et parfois même juste quelques villages. Il constate que depuis l’historique conférence nationale, aucun Parti politique n’a réussi à faire élire un de ses membres Président de la République. Face à ce ténébreux tableau, il apprécie à sa juste valeur les réformes initiées par le régime en place pour assainir le système partisan qui a cours dans le pays. Il pointe de doigt que malgré ses réformes, des efforts restent à faire.
Dans la l’avant propos de ce second ouvrage il écrit : « A la fin de la transition issue des décisions de la conférence nationale des forces vives tenue en février 1990, le peuple béninois a adopté une nouvelle constitution le 02 décembre 1990 par referendum à 96,9%. Le 11 décembre 1990, le Président de la République, Mathieu Kérékou promulgue la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin qui a consacré la démocratie comme mode de fonctionnement politique de ce pays. Cette loi fondamentale, révisée en 2019, dispose en son article 05 que : « Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la Charte des partis politiques. ». Bien avant, il y a eu la loi N° 90-010 du 13 août 1990 portant charte des partis politiques qui a été adoptée pour servir de cadre juridique à toute création et au fonctionnement des partis politiques. Elle a été modifiée plusieurs fois. Sa dernière modification a donné naissance à la loi n° 2019-41 modifiant et complétant la loi n° 2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin.
Au regard de toutes ces dispositions constitutionnelles et réglementaires et profitant de l’euphorie du lendemain du monolithisme politique, les partis politiques ont été créés à tout vent. Conséquence directe de cet état de chose, le pays s’est retrouvé avec près de trois cents partis politiques. Une vraie inflation partisane qui a entraîné l’existence de partis politiques sans une base réelle et sans assise nationale. Des partis qui ne couvraient qu’un seul département, une seule commune ou même un seul arrondissement. Parfois même, des partis n’existent que de noms et beaucoup d’entre eux sont sans idéologie et sans militants complètement acquis à la cause du parti. Avec le temps, la démocratie béninoise s’est retrouvée prisonnière de cette situation qui n’a pas manqué d’affecter négativement le développement socio-économique du pays. Les acteurs politiques se marchent sur les pieds et n’arrivent pas à s’entendre sur l’essentiel. A chaque fois où ils doivent faire preuve d’une certaine capacité politique ou d’une certaine cohérence dans les prises de position, ils ratent le coach et se font ravir la vedette par des outsiders, des personnalités non militantes de partis politiques. C’est le cas déjà en 1991, à l’occasion des premières élections présidentielles du renouveau démocratique, l’ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale, Nicéphore Soglo est élu au détriment des responsables politiques mais n’a fait qu’un seul mandat. C’est le cas en 1996 avec le retour du Général Mathieu Kérékou au pouvoir et ce, pour deux mandats consécutifs. C’est aussi le cas en 2006, avec l’arrivée du banquier, Boni Yayi à la magistrature suprême et ce, pour deux mandats consécutifs aussi. C’est encore le cas en 2016, avec l’arrivée au pouvoir de l’homme d’affaires, Patrice Talon et là aussi pour deux mandats consécutifs. Jamais donc, un parti politique ou un groupe de partis politiques n’a réussi à faire élire un Président de la République. Un échec cuisant pour les partis politiques. Un échec qui a fini par gripper la machine démocratique du Bénin. Ce malheureux constat et la nécessité d’une solution viable pour donner un second souffle à la démocratie béninoise ont motivé mes recherches il y a quelques années, en mai 2018 précisément. A l’occasion, après le diagnostic tel que fait sommairement plus haut, je proposais comme solutions, deux choses à savoir :
– la révision du cadre juridique en prenant en compte la réorganisation du système de financement des activités des partis politiques ;
– l’ancrage social des partis politiques.
Nous sommes en 2024, ces propositions ci-dessus faites en 2018 ont trouvé de larges réponses dans les textes législatifs pris en partie vers la fin de l’année 2018 avec la septième législature, en 2019 avec la huitième législature et en 2024 avec la neuvième législature.
Ces différentes décisions prises au plan législatif ont permis un tant soit peu de parer à quelques difficultés relatives au fonctionnement des partis politiques notamment au nombre faramineux de formations politiques qui existent dans le pays. On est passé de près de trois cents (300) partis politiques à une quinzaine, c’est déjà une avancée. Certaines de ces formations politiques ont réellement une assise nationale. Trois (03) sont d’ailleurs représentés à l’Assemblée nationale. Le financement public des partis politiques est désormais aussi une réalité. ». Il renchérit : « Malgré ces avancées, les faiblesses liées à l’existence et au fonctionnement des partis politiques perdurent, ce qui amène beaucoup d’observateurs à tourner les yeux vers les élections générales qui vont se dérouler en 2026. Cependant, une curiosité demeure. Celle de savoir si, à cette occasion et pour une fois depuis 1990, un parti politique réussira à faire élire à la présidence de la République, un acteur majeur issu de ses rangs. J’ai le grand espoir que le parti auquel j’appartiens, l’Union Progressiste le Renouveau, sera la formation politique qui relèvera ce grand défi. Nous y travaillons ardemment. ». Plus loin, toujours dans l’avant propos de cet ouvrage qui pose courageusement la question relative aux Partis politiques au Bénin, l’auteur qui a à son compteur plusieurs ouvrages écrit: « Malgré les réformes courageuses initiées et réalisées au niveau du système partisan, malgré le financement public des partis politiques, malgré la révision de la Constitution, l’échec des partis politiques au Bénin reste d’actualité. Dans l’animation de la vie politique telle que prévue par la Constitution que dans la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat, l’échec est poignant et la grande question est celle de savoir ce qu’il faut faire pour sauver les formations politiques béninoises du naufrage ? Oui, ce qu’il faut faire encore, après tant d’efforts au plan législatif pour tenter de trouver une solution efficiente au système partisan béninois ? Une grande et importante question, étant donné que les partis politiques sont au grand carrefour qui mène vers le développement d’un pays et vers l’émancipation de ses populations. Après tant d’efforts au plan législatif, que faire pour que les partis politiques béninois retrouvent les gènes de fonctionnement des véritables formations politiques, à l’instar de celles qui animent réellement la vie politique dans leurs pays et qui finissent par conquérir et exercer le pouvoir d’Etat. Tels par exemple le PDS (Parti démocratique sénégalais) au Sénégal, le FPI (Front populaire ivoirien) en Côte d’ivoire, l’UDPS (Union démocratique et le progrès social) en République démocratique du Congo et l’ANC (African National Congress) en Afrique du sud, pour ne citer que ceux-là. A coup sûr, l’essentiel est fait pour mettre fin à l’émiettement des forces politiques et contraindre les acteurs politiques à se mettre ensemble pour créer de véritables forces politiques dans le pays. Faut-il visser davantage les normes de création et de fonctionnement des partis politiques, au risque de tomber sous le coup de la Constitution qui impose la liberté d’association ? En dehors de l’état moral et d’esprit de l’homme politique béninois qui demeure une vraie préoccupation parce qu’en souffrance avec la conscience citoyenne, il y’a lieu de renforcer les contraintes au sujet des critères liés à la création et au fonctionnement des partis politiques. Il s’agira de pousser le bouchon plus loin, jusqu’à faire empêcher la transhumance politique quelle qu’elle soit et même arriver à prévoir la possibilité de retirer le récépissé à tout parti politique qui ne serait pas capable d’animer réellement la vie politique. Il faut travailler à rééquilibrer et à renforcer le système politique béninois. Rien ne doit être de trop pour y arriver, c’est une question de survie de la démocratie et du développement du Bénin. ».
Cet ouvrage de Moukaram A.M. Badarou non seulement montre la portée des réformes du système partisan mais indique aussi formellement que des efforts restent à faire pour mieux positionner les Partis politiques dans leur premier rôle d’animateurs de la vie politique, tel que dévolu par la constitution. Un livre à par les acteurs politiques, les chercheurs, les étudiants et tous ceux qui ont besoin de savoir un peu plus sur la vie des partis politiques au Bénin.
Au sujet des dernières sorties du Président Adrien Houngbedji, il a dit que ce dernier est une somme d’expérience et qu’à coup sûr, les choses vont s’arranger.
À propos des élections générales de 2026, il a tenu à rassurer l’opinion publique sur le fait que les choses bien se passer mais que chaque bloc politique a son agenda. Il rassure aussi du fait de ce que l’union progressiste le renouveau gagnera les prochains scrutins.
L’invité de zone franche a abordé d’autres sujets sur lesquels il a montré que le gouvernement joue sa partition pour faire avancer le Bénin.

Mesmin Afanou

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